Histoire baring bank

36959 mots 148 pages
MAIS QUI DONC A RUINÉ LA BANQUE BARING ? RETOUR SUR UNE FAILLITE
EXEMPLAIRE

Par :

Yves-Marie Abraham HEC Montréal Cahier de recherche n° 07-01 Janvier 2007 ISSN : 0846-0647

Copyright © 2007. HEC Montréal Tous droits réservés pour tous pays. Toute traduction ou toute reproduction sous quelque forme que ce soit est interdite. Les textes publiés dans la série des Cahiers de recherche HEC Montréal n’engagent que la responsabilité de leurs auteurs. La publication de ce Cahier de recherche a été rendue possible grâce à des subventions d’aide à la publication et à la diffusion de la recherche provenant des fonds de HEC Montréal. Direction de la recherche, HEC Montréal, 3000, chemin de la Côte-Sainte-Catherine, Montréal (Québec)

Mais qui donc a ruiné la banque Baring ?

Résumé
Ce texte raconte l’ascension puis la « descente aux enfers » de Nick Leeson, jeune employé d’origine modeste de la banque d’affaires londonienne Baring. Envoyé à Singapour en 1992, pour y travailler sur le marché à terme de l’île-cité, Leeson devient rapidement l’un des traders en vue de la place. Il fait gagner 30 millions de livres sterling à la Barings en 1994. Pourtant, le 26 février 1995, cette banque vieille de plus de 200 ans déclare faillite. Son trader vedette, âgé à l’époque de 28 ans, a perdu 927 millions de livres sterling au terme d’une série catastrophique de prises de position, pour la plupart illicites. Mais, au-delà des fraudes et des erreurs commises par Leeson, on montre ici que cette faillite est la conséquence, d’une part, de graves manquements sur le plan de la gestion interne de la banque Baring, et d’autre part, de défaillances dans l’organisation du secteur d’activité au sein duquel oeuvrait le jeune homme. En d’autre terme, la faillite de cette banque n’a pas été causée uniquement par une « pomme pourrie ». L’arbre qui la portait était lui-même malade.

Copyright © HEC Montréal

2

Mais qui donc a ruiné la banque Baring ?

BBC News : dimanche 17

en relation