Histoire et description de l'opéra garnier et opéra comique

Pages: 19 (4584 mots) Publié le: 27 janvier 2011
I. Histoire des opéras
Dans son vaste projet de transformation de la capitale, Napoléon III souhaitait voir élever un monument à la gloire de l’Académie impériale de musique, alors petitement logée dans les bâtiments de la rue Lepeltier. On doit alors à l’empereur la construction du Nouvel Opéra, ce grand théâtre édifié dans les quartiers de l’Ouest parisien, les quartiers à la mode où s’étaitdéplacée la vie des affaires et du commerce avec l’apparition des gares et des grands hôtels. Le Nouvel Opéra est mis en concours en 1860. A la surprise générale, un jeune architecte de trente cinq ans remporte l’épreuve : Charles Garnier, après de solides études à l’Académie des beauxarts, a obtenu le prix de Rome en 1848. Ce rejeton d’une famille parisienne très modeste a ainsi découvert l’Italie qui l’a émerveillée par sa lumière et ses couleurs ; de retour à Paris, après son séjour à la Villa Médicis, il est engagé dans l’équipe des grands travaux supervisés par le baron Haussmann. Passionné de spectacles, Garnier fréquente surtout le boulevard et a même proposé à Offenbach delui construire un théâtre.
Son projet pour le nouvel opéra national de Paris est solide, brillant et très original. Il répond parfaitement aux nombreuses demandes du programme et réussit à en tirer avantage dumédiocre terrain proposé aux candidats. Le monument qu’il imagine est d’un style composite que, faute de définition, on qualifiera de « style Napoléon III ».
Charles Garnier appel à l’aide pour la construction du palais une pléiade d’artistes,des amis, rencontrés bien souvent à l’Ecole des beaux-arts ou à la Villa Médicis. Il leur a assigné des tâches bien précises, a choisi les sujets traités, les emplacements, le nombre des figures… leur laissant peu de liberté. Deux d’entre eux ont résisté : Paul Baudry qui choisira ses propres évocations au plafond du Grand Foyer et jean Baptiste Carpeaux, surnommé par son ami Garnier « l’horreurde l’architecte », avec ce chef d’œuvre qu’est Le Groupe de la Danse jugé choquant par certains et victime plus tard d’un attentat raté à l’encre. La construction s’avère donc difficile. Dès les fondations, creusées dans un terrain gorgé d’eau, des problèmes se posent : il faut pomper jour et nuit pendant huit mois pour assécher le sol, renforcé ensuite par des pieux. L’architecte bâtit alors sesfondations comme une série de cuves renversées, qui viennent contrebalancer la poussée des eaux souterraines, système alors très judicieux. Une fois les travaux terminés, la dernière cuve est inondée. C’est comme cela qu’est née la légende du lac, immortalisée par le roman de Gaston Leroux, Le Fantôme de l’opéra ou encore le film de Gérard Oury, La Grande Vadrouille.Le bâtiment est alors couvert qu’en 1869, conséquence de restriction de crédit entravant la bonne marche de, la construction. Puis, le gouvernement n’osa pas avouer le montant de la construction aux Chambres, très opposées aux grands travaux, ce qui retardaencore plus l’évolution des travaux. Les évènements politiques provoquent alors l’arrêt de la construction et mettent en danger son achèvement. Ensuite en 1870 éclate la guerre contre la Prusse qui se solde par la défaite française et la chute du régime impérial. La Commune ensanglante Paris et le Nouvel Opéra sert tour à tour de caserne, de réserves de vivres et de munitions. Lorsque le calme...
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