Hyper et le bio

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À l'achat, l'évidence est là : un produit bio coûte cher. Beaucoup trop cher ? La question mérite d'être posée à la lecture des écarts de prix constatés entre un panier rempli de produits issus de l'agriculture biologique et un autre garni de produits non bio correspondants. En moyenne, la différence est de 57 %, mais elle peut dépasser allègrement les 100 % pour certains articles. Si le surcoût des produits estampillés AB (agriculture biologique) est incontestable, un tel écart de prix est-il pour autant justifié ? Certes, l'exigence des cahiers des charges de l'agriculture biologique impose plus de contraintes, d'espace, de main-d'oeuvre. Les rendements sont plus faibles car les engrais organiques sont moins actifs que les engrais chimiques. Quand l'agriculteur décide de passer au bio, il doit mettre son exploitation en veilleuse, au moins deux ou trois ans, le temps que sa terre se débarrasse des pesticides et des engrais. C'est aussi à lui de payer la certification et les contrôles pour pouvoir prétendre au logo AB. Au final, nul ne conteste d'en régler l'addition une fois le produit mis en vente. Mais entre un surcoût de 25 à 30 % communément admis et la réalité des étiquettes dans les rayons, il y a comme un parfum de scandale. À croire que, là encore, les prix sont complètement déconnectés de la vérité des coûts de production. La réponse est peut-être à chercher ailleurs. Le bio, que certains ont longtemps considéré comme un phénomène de mode, est aujourd'hui loin d'être marginal, même s'il ne représente encore que 2 % des ventes alimentaires en France. Pour les grandes surfaces en peine de croissance, le boom du bio est une aubaine, car les marques de distributeurs (MDD) siglées AB sont encore plus rentables que les MDD classiques, pour lesquelles les marges étaient déjà très juteuses. Avec 30 % de croissance l'an dernier, l'avenir du bio passe par les grandes surfaces, pronostiquent certains. Au risque d'accroître encore plus les importations en provenance

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