Hystérie masculine

Pages: 22 (5312 mots) Publié le: 31 mai 2012
Journées inter-universitaires D.E.S.-D.I.S.
Rennes – les 13 et 14 mars 2008









L’hystérie masculine : approche clinique et psychopathologique











Maître du jury : Pr. Walter

Par Mr DELVOT


SOMMAIRE



Introduction

Historique de la maladie hystérique

Psychopathologie de l’hystérie masculine

L’hypnose et la méthode cathartique

Naissancede l’inconscient, abord de la théorie psychanalytique

Théories neurobiologiques

Classification de la clinique hystérique

A – Les manifestations somatiques

1 – les accidents paroxystiques

2 – les stigmates de conversion

B – Les manifestations psychiques

C – La personnalité hystérique

Conclusion

Bibliographie
INTRODUCTION





Le concept d'hystérie estun des plus anciens de la pathologie mentale. Mouvantes et contradictoires, les descriptions classiques de l’hystérie ont pour point commun de se référer à une « hystérie ». Pour le reste, la théorisation n’a eu de cesse de se modifier même si la participation de l’émotivité a, de tout temps, été reconnue. La condition de l’hystérie a longtemps été ambiguë entre maladie et simulation, entre véritéet mensonge, entre délire et raison.

Ce concept fut exclusivement lié à la gente féminine pendant une très longue période. D'où cette dénomination "hystérie", héritage d'Hippocrate, provenant du grec USTERA signifiant utérus / matrice.

La première partie de ce mémoire abordera l'historique du concept d'hystérie, de l’antiquité à Freud.
La seconde s'attachera à expliciter lalecture médicale de la pathologie hystérique. Cette approche psychopathologique sera principalement psychanalytique.
La diversité des symptômes, aussi bien somatiques que psychiques, sera détaillée dans la troisième partie. Il sera étudié, ensuite, la personnalité hystérique et le lien avec le reste de la symptomatologie.




















HISTORIQUE DE LA MALADIE HYSTERIQUEVers 1900 avant Jésus-Christ, dans l'Égypte ancienne, des troubles analogues à la maladie hystérique ont été décrits. Mais les premiers travaux détaillés connus remontent à Hippocrate (460 à 370 avant Jésus-Christ). Selon ce dernier, les troubles physiques sont dus à la migration de l'utérus, provoquant une privation de rapports sexuels.

Quelques siècles plus tard, Galienabandonne la théorie de l'utérus pour invoquer une corruption du sang par l'accumulation d'un liquide séminal, cet excès étant lié à l'abstinence sexuelle des hystériques. Au deuxième siècle après Jésus-Christ, il sera le premier à décrire des cas d'hystérie chez l'homme.

Durant le Moyen Age, l'hystérie bascule dans le champ du surnaturel et de la luxure sous l'égide du christianisme.

En1618, le docteur Lepois Charles réintègre la maladie hystérique dans le champ de la médecine. Il reconnaît aussi l'existence de cas mâles d'hystérie et dépasse la théorie de Galien en affirmant que le cerveau est à l'origine des troubles observés.
C'est ensuite Sydenham, en 1681, qui s'intéresse à l'hystérie et notamment à sa forme masculine pour laquelle il propose le terme d'hypochondrie. Ildéfinit la pathologie hystérique comme le trouble qui "imite toutes les maladies et déroute le médecin".

Au XVIII siècle, deux modèles éthiopathogèniques s'opposent : l'un voyant une origine organique à l'hystérie (dont Griesinger et Briquet), l'autre une origine psychogène. Sur ce dernier courant, Carter, puis Bernheim, individualisent trois axes étiologiques à la maladie hystérique : letempérament, la situation déclenchante et l'intensité des efforts pour refouler les causes. Paget décrit la conception suivante relative à la pathogenèse de l’hystérie : « They say, I cannot : it’s look like « I will not » but it is « I cannot will » ».

En 1870, Breuillard met en cause l'éducation des hystériques mâles. Une éducation douce serait à l'origine d'une trop grande sensibilité et...
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