Ingérence et souveraineté

Pages: 29 (7017 mots) Publié le: 16 mars 2013
INGERENCE ET SOUVERAINETE




INTRODUCTION

Au lendemain de la II° guerre mondiale, le bilan en pertes humaines était plus que catastrophique, 40 à 60 millions de personnes ont péri suite aux impitoyables et atroces confrontations. Les populations civiles ont beaucoup souffert, en raison des bombardements aériens, mais aussi à cause de l’occupation brutale et les génocides perpétrés parles nazies. Les droits humains ont été largement bafoués. L’emploi de la torture était la règle .En bref, c’était le règne de la terreur politique .En témoigne, les 06 millions de cadavres révélés par la découverte des camps de la mort. Des populations à part entière ont pris la fuite et ont quitté leurs propres territoires pour se trouver dans des camps de réfugies et engendrant à la fin de laguerre de grands problèmes de rapatriement.

Face à ce chaos, les Etats vainqueurs ont affichés une ferme volonté de mettre sur pied un nouvel ordre international, basé sur l’équité et la justice, à même d’épargner les générations futures de revivre le calvaire de leur prédécesseur.
C’est dans ce contexte que l’organisation des Nations Unies (ONU) a vu le jour en 1945, en ayant pour objectif lasauvegarde de la paix et la stabilité dans le monde, Elle s’est portée garante de la souveraineté des Etats à travers des dispositions juridiques expressément définies dans sa charte. Ainsi a t-elle définit un certain nombre de principe devant régir les relations internationales : parmi ceux-ci figurent l’égalité souveraine des Etats (article 2-1), l’engagement de ne pas « recourir à la menace ou àl’emploi de la force, soit contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique de tout Etat, soit de toute autre manière incompatible, ou encore, corollaire du principe de souveraineté, celui de non-ingérence, selon lequel aucune disposition de la présente charte n’autorise les Nations Unies à intervenir dans les affaires qui relèvent essentiellement de la compétence nationale d’un Etat »(article 2-7).

De ce fait, la notion de souveraineté est relevée au rang de dogme qui jouera le rôle de leitmotiv à chaque fois qu’une intervention est envisagée. D’où la crainte de revoir les malheurs évoqués plus haut resurgir encore une fois sur la scène internationale. Ainsi, faut-il réitérer erreurs du passé et laisser des civils mourir sous prétexte de non ingérence dans les affairesinternes des Etats ?

La souveraineté signifie qu’un Etat qui a violé les droits universellement reconnus, ne pourra être traduit en justice que s’il accepte ou a accepté la compétence d’un juge .Avec la multiplication des violations des droits de l’Homme, la communauté internationale commence à s’interroger sur l’efficience de sacrifier des vies humaines au nom du principe de la souveraineté.
Parailleurs, se pose la question de la légitimité du droit d’ingérence. L’ingérence couvre toute action par laquelle l’extérieur des Etats tiers mais aussi des organisations non gouvernementales (ONG) pèse en général sur un Etat afin d’obtenir tel ou tel comportement dans ce qui est considéré comme son domaine intérieur.
En arguant des motifs d’ordre humains, aussi nobles que la défense des droitsde l’Homme, la défense des minorités, ou de leurs ressortissants expatriés, les Etats justifient leur intervention par la force au-delà des frontières .A ce titre, nombreuses ont été les interventions d’Humanité entreprises par un Etat pour protéger la personne et les biens de ses ressortissants dans un autre pays ou un autre empire. C'est l'exemple des interventions des puissances européennesdans l'Empire ottoman pour défendre les minorités chrétiennes à l’instar de la France qui a envoyé en (1827- 1860), 6 000 soldats en Syrie pour arrêter les massacres de chrétiens. C’est le cas des Russes en 1877 pour protéger les chrétiens de Bosnie-Herzégovine maltraités par les Turcs.
Cependant, c’est à l’honneur des médecins français, notamment BERNARD KOUCHNER que l’action humanitaire...
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