Ionesco et beckett

354 mots 2 pages
Le parallèle possible avec le roi se meurt, de Ionesco et fin de partie, de Beckett :
On retrouve dans les deux cas, certains ressemblances assez frappantes, liées notamment au théâtre de l’absurde.
• 2 couples quelque peu « face à face »
Le reine Marguerite et le médecin du roi : tous deux sont d’ores et déjà résignés sur le sort du roi Béranger (il doit mourir, cela ne peut être autrement).
La reine Marie et le roi Béranger : ignorants, candides sur le destin fatal du roi. Ils espèrent en vain, refusent de penser qu’il n’y a pas/plus d’issue possible. Le roi voudrait regretter les autres, plutôt qu’être regretté ; Marie aimerait qu’il se batte, qu’il refuse la mort (chose impossible).
• Attitude enfantine des adultes
Comparaison avec des enfants… tout comme Hamm qui réclame son chien en peluche, le roi Béranger réclame continuellement son sceptre, bien qu’il soit devenu trop lourd pour lui.
• Inutilité des objets
Le chauffage ne marche pas ; sa présence est dérisoire.
• Epoque indéterminée
Présence d’un chauffage moderne à huile, mobiliers anciens, montre de la reine Marguerite, équipements d’un aviateur pour le garde… tous ces éléments ne nous permettent pas de déterminer une époque précise.
• Le temps
Le temps de la pièce est en réalité le temps du spectacle (dit explicitement par l’un des personnages).
• Référence directe au public
Le roi Béranger dit « je ne connais pas ce public », il sait qu’il y a présence d’un public, d’un groupe extérieur à la pièce.
• Ecoulement du temps
Le temps est rigoureusement chronométré. La reine tient à chaque instant à rappeler au roi son temps de survie (1h30,1h, 15 minutes….). tout comme chez Beckett, on s’approche de plus en plus de la fin.
• Souffrance du personnage principal
Tout comme Hamm, le roi est voué à l’immobilité, au fauteuil, à la couverture qui le couvre….etc. sa cécité progressive est semblable à celle de Hamm et de Clov.
• Expression de la fin, du regret
Hamm : « je n’ai jamais été là

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