Jacques le fataliste

1067 mots 5 pages
Jacques le fataliste[Diderot] (1765_1778) _Est-ce que l’on sait où l’on va ?_ Introduction au commentaire : -Comme le Neveu de Rameau, le roman Jacques le fataliste est composé en plus de dix ans et accorde dans le récit une grande importance au dialogue entre les deux personnages. -Dès la première page (incipit), on perçoit l’originalité de l’œuvre, on y découvre un double dialogue, l’un entre le narrateur et le lecteur, l’autre entre Jacques et son Maître, construits presque symétriquement et qui suscite une réflexion sur l’écriture romanesque. -Nous suivons Jacques et son Maître dans leur voyage et leurs conversations soulevant sans cesse des questions morales, sociales, philosophiques, en particulier l’interrogation centrale, que suggère le titre sur la liberté et la fatalité. -Dès le début, Diderot remet en cause les procédés du roman traditionnel, bouscule nos habitudes, nous amène à nous interroger sur les conventions romanesques et sur la liberté du créateur, tout comme l’ensemble de la page pose la question de la liberté humaine face au déterminisme. I UNE ENTREE EN MATIERE ORIGINALE 1)Une attente déçue Les premières pages d’un roman comporte en général toutes les indications que le lecteur attend («comment s’appelaient-ils ? » « Comment s’étaient-ils rencontrés ? »), et que le narrateur ici lui refuse (nom, personnages, portraits, lieux, temps…). Diderot se moque de nous et même nous nargue : « Que vous importe ? ». Le maître n’aura jamais de nom, le serviteur n’aura que un prénom. Diderot refuse de nous informer davantage et nous amène à nous interroger sur la nature de l’illusion romanesque. Il nous prive de tous les repères dans un récit déjà entamé. Le «ils » de la première phrase n’a pas de référent, il faut attendre la troisième ligne pour apprendre qu’il s’agit du Maître et de Jacques. Le dialogue comme au théâtre a déjà commencé sans nous ; le narrateur daigne nous le présenter en un discours deux fois indirects

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