Jean-luc lagarce nous, les héros

Pages: 6 (1278 mots) Publié le: 5 juin 2013
Jean-Luc Lagarce
Nous, les héros
1997

* Qui est en scène ? Qu’incarnent les personnages ? De quoi parlent-ils ?
* À quel événement de la pièce enchâssée Mme Tschissik fait-elle allusion ? Pour quelles raison est-elle en colère contre Joséphine ? Comment Joséphine se justifie-t-elle ?
* Qu’est-ce qui distingue, selon Mme Tschissik, l’acteur risible de l’acteur comique ? Qu’est-cequi différencie un acteur d’un personnage ?
* Quels reproches adresse Mme Tschissik aux spectateurs ? Que devraient-ils attendre du théâtre selon elle ?

Objectifs et enjeux

* Montrer que nous sommes encore dans le dispositif de l'impromptu.
* Dégager la réflexion sur le comédien que nous propose Lagarce.
* Mettre en relief le spectateur tel que le voit

Le théâtre dans lethéâtre

L’envers du décor
* Après la représentation, les acteurs échangent leurs impressions et règlent leurs comptes.
* Pas d'auteur présent, mais des acteurs joués par des acteurs (on présentera la distribution : ainsi à la création à La Rochelle en 1997, Joséphine était interprétée par Elisabeth Mazev, et Madame Tschissik, par Irina Dalle).
* Nous avons affaire à des comédiensprofessionnels qui discutent du théâtre, le rideau tiré.
* Là aussi, nous assistons à quelque chose que nous ne devrions pas voir, le « débriefing » après la représentation.
* Les masques des personnages tombent et l'acteur refait surface.

La pièce enchâssée
* La pièce enchâssée n'est pas représentée mais évoquée par Madame Tschissik (lignes 7-8 et 9-10) : « Je m'apprêtais à mouriret je les entendais pouffer [...] ». Elle ajoute : «je suis à l'avant-scène, je m'apprête à mourir » (lignes 11-12). Une scène finale vraisemblablement, la fin d'une pièce dramatique.
* En revanche, une bribe, un reflet de la pièce enchâssée est bien représenté sur scène avec la comédienne Joséphine. « Celle-là les fait rire dans mon dos », dit Mme Tschissik (ligne ).
* Voir également ladidascalie terminale de l'extrait: « Ils la regardent tous (c'est-à-dire les comédiens sur scène et nous spectateurs) et en effet, involontairement, il faut bien l'admettre, elle est risible » (ligne 39).
* Joséphine redevient le personnage qu'elle a été dans la pièce qui vient d'être jouée, son personnage fait irruption parmi les comédiens qui eux ont abandonné leurs personnages. Mais sonpersonnage est elle-même, elle ne peut pas être autre chose qu'elle-même (Cf. la distinction entre comique et risible que nous verrons dans l'axe suivant): il y a confusion entre actrice et personnage et du coup, l'illusion théâtrale est pulvérisée : l'irruption de l'acteur au sein des personnages décrédibilise la représentation théâtrale : les spectateurs rient (lignes 7, 8, 9, 8, 12, 16) alorsqu'ils devraient pleurer à la mort du personnage incarné par Mme Tschissik.
* Le naturel tue l'illusion au théâtre, et l'être de l'acteur doit disparaître sous le paraître du personnage, sinon l'illusion théâtrale se détraque : le spectateur rit quand il faudrait pleurer ! La dénégation est alors amputée de son deuxième aspect, l'illusion, et la magie du théâtre n'opère plus. Il seraitintéressant de développer cette idée avec des élèves jouant dans un groupe de théâtre, afin qu'ils prennent bien conscience, qu'être acteur ne consiste pas simplement à se montrer sur scène.

Réalité et illusion du vrai

Le corps de l'acteur
* Auteur et metteur en scène sont absents sur scène : seul Monsieur Tschissik évoque-t-il le rôle du metteur en scène lignes 36-37 : pour faire oublier la «présence » du corps de l'acteur, « la placer dans un autre coin, peut-être ». La mise en scène permet donc à l'acteur de se transformer en personnage ; sans elle l'acteur est nu sur scène, on ne voit que lui et non le personnage.
* L'acteur travaille pour devenir personnage ; « le comique est affaire de volonté, de volonté et de décision » (ligne 25) ; l'acteur décide et veut devenir un...
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