Jinglu

12906 mots 52 pages
Esthétique
Université de Lille 3 Master 1 et 2, Tronc commun 2007-2008 Thierry de Duve
La Critique de la faculté de juger (1790), la troisième Critique de Kant après la Critique de la raison pure (1781) et la Critique de la raison pratique (1788), signe la date de naissance véritable de l’esthétique moderne. Elle a été préparée par les philosophes anglais du XVIIIe siècle qui réfléchirent sur le goût, ses rapports à l’entendement humain et à la morale — Burke en particulier, mais aussi Hume, Gerard, Addison, Hutcheson, Alison, et Shaftesbury pour commencer — et en Allemagne, par Baumgarten. Mais c’est Kant qui le premier, et à mon avis pour toujours, a compris la structure du jugement esthétique, son profond paradoxe, voire son scandale et, surtout, ses enjeux. C’est ce que ce cours voudrait mettre en évidence à partir d’une lecture attentive d’un certain nombre d’extraits choisis de la Critique de la faculté de juger, que je vous livre dans ce polycopié. Référence est faite à la traduction française d’Alexis Philonenko, Vrin, Paris, 1979, que je vous conseille vivement de vous procurer si vous désirez en savoir plus ou si vous vous interrogez sur le pourquoi de mes élisions. Le polycopié ne vous donne à lire qu’une toute petite partie de la troisième Critique. Pour faciliter la compréhension, j’ai même elidé de nombreux passages à l’intérieur des extraits choisis et parfois modifié la ponctuation et même, en de rares endroits, la traduction. Les passages élidés sont indiqués par des points de suspension. J’ai mis une capitale en début de phrase là où la première partie de la phrase a été élidée. Les numéros de page de l’édition Philonenko sont indiqués entre crochets. Il y a, dans la Critique de la faculté de juger, deux parties : la « Critique du jugement esthétique » et la « Critique du jugement téléologique », précédées d’une introduction qui connut du reste une première version, importante pour qui s’intéresse aux enjeux globaux de l’ouvrage. Nous laisserons

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