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Aussi, d'après cela, on donne proprement le nom de cogitation au mouvement de l'esprit lorsqu'il délibère n'étant pas encore arrivé à son point de perfection par la pleine vision de la vérité. Mais cette sorte de mouvement peut être, soit d'un esprit qui délibère à propos d'idées générales, auquel cas c'est affaire d'intelligence, soit d'un esprit qui délibère à propos d'idées particulières, auquel cas c'est affaire de sensibilité. Voilà comment cogiter est pris, d'une seconde façon pour l'acte de l'intelligence lorsqu'elle délibère, d'une troisième façon pour l'acte de la faculté cogitative.

D'après cela, si l'on prend l'acte de cogiter dans son acception commune selon la première manière, alors en parlant de "cogiter avec assentiment" on ne dit pas totalement ce qui fait l'acte de croire, car, dans ce sens, même celui qui considère les choses dont il a la science ou l'intelligence pense avec assentiment.

En revanche, si l'on prend l'acte de cogiter dans le second sens, alors on y saisit toute la définition de cet acte précis qui consiste à croire. Parmi les actes de l'intelligence, il en est, en effet, qui ont une adhésion ferme sans cette espèce de cogitation, comme il arrive quand on considère les choses dont on a la science ou l'intelligence : une telle considération effectivement est désormais pleinement formée.

A l'opposé, il est certains actes de l'intelligence qui ont certes la cogitation mais l'ont informe et sans une ferme adhésion : soit qu'ils ne penchent d'aucun côté, comme il arrive à celui qui doute ; soit qu'ils penchent davantage d'un côté mais sont tenus par quelque léger indice, comme il arrive à celui qui a un soupçon ; soit qu'ils adhèrent à un parti en craignant cependant que l'autre ne soit vrai, comme il arrive à qui se fait une opinion.

Mais, pour ce qui est de cet acte qui consiste à croire il contient la ferme adhésion à une chose, en quoi le croyant se rencontre avec qui a science et avec qui a intelligence; et

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