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369 mots 2 pages
Quand Eric Bompard commence à s'intéresser au cachemire, en 1985, cette maille est déjà bien connue de la Vieille Europe. Mais, produit de luxe, elle reste l'apanage d'une frange aisée de la population. Le modèle économique adopté par les acteurs du cachemire de l'époque n'y est pas pour rien : il est basé sur l'importation de la matière première, ensuite retravaillée dans les usines européennes. L'idée d'Eric Bompard : s'appuyer sur un acteur local pour non seulement l'approvisionnement en fils mais également la confection.

Eric Bompard
"Nous fournissions à notre partenaire chinoise la marque qui lui faisait défaut"

Ce partenaire, c'est Erdos, l'entreprise de Wang Linxiang. L'usine fabriquait déjà des pulls à destination du marché chinois. "Ils étaient intéressés par la distribution de leurs produits en Occident, se rappelle Eric Bompard. Nous leur fournissions la marque et le savoir-faire en stylisme qui leur faisaient défaut." Aujourd'hui, le processus est toujours le même. Seules les quantités ont changé : "Au début de notre relation, nous faisions produire 2.000 pièces. En 2006, nous étions à 400.000". Les collections sont dessinées par une équipe de quatre stylistes à Paris. Puis les modèles sont présentés à un "laboratoire de la maille", situé dans l'usine du désert de Gobi, pour vérifier la faisabilité du produit et ajuster les couleurs.

Quelques chiffres Chiffre d'affaires : 37,9 millions d'euros
Résultat avant impôts : 7,2 millions d'euros
Effectifs : 180
Points de vente : 34
Exportations : environ 20 % du CA

Une solution qui permet aux pulls Bompard de bénéficier de la compétitivité de la main d'œuvre chinoise et de la souplesse de la sous-traitance. Mais Eric Bompard veut plus que cette relation client-fournisseur : pour sceller leur partenariat, il fait entrer, dès la fin des années 80, Erdos au capital de sa société et en 2004, il signe une joint-venture avec lui pour la distribution de la

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