Kyogaru

Pages: 5 (1222 mots) Publié le: 1 juin 2013
Bac Blanc
Philosophie

3ème sujet :

Quiconque pense commence toujours par se tromper. L'esprit juste se trompe d'abord tout autant qu'un autre ; son travail propre est de revenir, de ne point s'obstiner, de corriger selon l'objet la première esquisse. Mais il faut une première esquisse ; il faut un contour fermé. (...) Toutes nos erreurs sont des jugements téméraires, et toutes nosvérités, sans exception, sont des erreurs redressées. On comprend que le liseur ne regarde pas à une lettre, et que, par un fort préjugé il croit toujours l'avoir lue, même quand il n'a pas pu la lire, et si elle manque, il n'a pas pu la lire. Descartes disait bien que c'est notre amour de la vérité qui nous trompe principalement, par cette précipitation, par cet élan, par ce mépris des détails,qui est la grandeur même. Cette vue est elle-même généreuse ; elle va à pardonner l'erreur ; et il est vrai qu'à considérer les choses humainement, toute erreur est belle. Selon mon opinion, un sot n'est point tant un homme qui se trompe qu'un homme qui répète des vérités, sans s'être trompé d'abord comme ont fait ceux qui les ont trouvées.

ALAIN


QUESTIONS
1.Dégagez l'idée principaledu texte et son argumentation.
2 Expliquez les passages suivants :

a. « c'est notre amour de la vérité qui nous trompe principalement »

b. « à considérer les choses humainement, toute erreur est belle »
3. L'erreur peut-elle être un guide pour la vérité ?









Explication de texte:



Question 1)

La thèse de l'auteur se situe à la fin du texte en commençant àpartir de la ligne 10: «Selon mon opinion, un sot n'est point tant un homme qui se trompe qu'un homme qui répète des vérités, sans s'être trompé d'abord comme ont fait ceux qui les ont trouvées.»

Ce que Alain veut nous faire comprendre c'est qu'un homme sot, c'est à dire «sans savoir», se tromperai moins qu'un homme au multiples connaissances qui chercherai toujours des vérités les pluscomplexes les une des autre. Malheureusement, ce savoir et ces vérités peuvent être erroné donc un homme sans savoir posséderai moins de chance de se tromper et de se détourner de la pure et vraie vérité qu'un homme qui la recherche inlassablement et se plonge dans l'erreur et s'éloigne du réel.



L'auteur possède dans son texte trois arguments, une définition de la pensée humaine soit del'esprit, un exemple d'erreur en prenant le lecteur et enfin, une citation d'un philosophe, Descartes, accompagné par son explication.



Le premier argument de Alain débute le texte et se termine précisément à la ligne 3: «Quiconque pense commence toujours par se tromper. L'esprit juste se trompe d'abord tout autant qu'un autre; son travail propre est de revenir, de ne point s'obstiner, decorriger selon l'objet la première esquisse. Mais il faut une première esquisse; il faut un contour fermé.».Dans cette définition, on compare notre pensée ou esprit par un dessin ou un plan que nous commençons par une



esquisse. Nous savons qu'une esquisse n'est rien d'autre qu'une sorte de brouillon que l'on peut gommer tant que ce dernier ne nous plais pas. Ainsi, même quand on se trompe,nous avons la possibilité de nous corriger, de revenir sur nos idées pour les transformer et faire en sortes qu'elles se rapprochent le plus de la vérité pure et cette notion répond à celle de première esquisse. Car à un moment donné, nous trouverons le trait du dessin à notre goût pour finalement le terminer complètement ainsi, nous serons très proche de la vérité.



Le secondargument suit celui expliqué précédemment, il commence ainsi à la ligne 4 pour terminer à la ligne 7, ce sera l'exemple de l'auteur qui suit un lecteur: «Toutes nos erreurs sont des jugements téméraires, et toutes nos vérités, sans exception, sont des erreurs redressées. On comprend que le liseur ne regarde pas à une lettre, et que, par un fort préjugé il croit toujours l'avoir lue, même quand il n'a...
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