LA: Annie Ernaux "La femme gelée", extrait de "un mois, trois mois que nous sommes mariés" à "et nous dodine tendrement, innocement"

2225 mots 9 pages
Séquence 4 : Héroïnes de roman et sociétés
L.A.2 : extrait de La Femme gelée, Annie Ernaux – Plan possible

Problématique: Comment la narratrice rend-elle compte des difficultés d'accés à l'égalité homme\femme?

Une écriture qui rend compte du réel
Le choix de l’oralité : voca, syntaxe…
La brutalité envahissante de la vie quotidienne
La force de la sincérité

L’idéal à l’épreuve de la réalité
Différents modèles en rivalité
La différence entre les paroles et les actes
La défaite de la femme

La souffrance d’une femme gelée
Du désarroi au renoncement, en passant par la culpabilisation
Aliénation, engourdissement « La Femme gelée ».

Les concepts et outils à manier et à maitriser
Concepts
Outils
Théorie de l’égalité devant les tâches domestiques /Modèle traditionnel
Embrigadement de la société.
Evocation concrète et brutale de la réalité quotidienne.
L’inconscience mauvaise foi de l’homme
Hiérarchie dans le couple
Désarroi
Culpabilisation
Renoncement
La personnalité profonde se délite, n’a plus de ressort vital.
Ecriture centrée sur le réel, le concret
Ecriture sans effet de style

Champs lexicaux
Vocabulaire familier proche du langage parlé
Une syntaxe très libre qui se rapproche de l’oral : absence de liens syntaxiques clairs, phrases courtes, souvent sans verbe, succession de groupes de mots ou de propositions juxtaposés, rupture de construction (anacoluthe).
Introduction de discours direct sans verbe introducteur ni guillemets : ex : « La cocotte-minute, cadeau de mariage si utile vous verrez, chantonne sur le gaz. » ou « Quelque part dans l’armoire dorment des nouvelles, il les a lues, pas mal, tu devrais continuer. »

Sur la spécificité de l’écriture d’Annie Ernaux
Dans L’Ecriture comme un couteau (2003), elle explique le lien entre sa façon d’écrire et son milieu d’origine : « J’importe dans la littérature quelque chose de dur, de lourd, de violent même, lié aux conditions de la vie, à la langue du monde qui a été complétement le mien jusqu’à dix-huit ans,

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