La brièveté de la vie fait-elle de l'existence une chose sans valeur ?

Pages: 8 (1887 mots) Publié le: 23 février 2013
La brièveté de la vie fait-elle de l'existence une chose sans valeur ?

Le problème cherche à savoir si la brièveté de la vie a un rapport de cause à effet avec la valeur de l’existence, si elle peut déterminer l’existence comme une chose sans valeur. Hors le terme de vie et le terme d’existence s’opposent, ils ne peuvent pas avoir le même sens. En effet, le terme de vie renvoi d’avantage à uneactivité biologique. L’expression : «  La brièveté de la vie » renvoi au fait d’avoir une durée de vie limitée : cela commence par la naissance, puis la croissance pour se finir par la mort. L’existence quand à elle est la vie avec la conscience de vivre ainsi l’homme sait qu’il est, c’est un être par opposition aux choses naturelles qui sont en soi. On a la conscience d’être mortel. La valeurquand à elle est quelque chose que l’on va juger important par rapport à une axiologie qui la pose valable. Ce qui est valable a du sens, hors le problème posé nous demande si la vie fait de l’existence une chose sans sens.
Nous pouvons nous poser les problèmes suivant : La finitude de l’existence, la rend-t-elle absurde ou au contraire a-t-elle du sens ? Est-ce que se sens est-il contenu dansl’existence ou est-il crée par nos actes, par nos paroles ? Quels sont les critères d’une vie valable ? Qu’est-ce qui valorise ou dévalorise cette vie ? La brièveté de la vie fait-elle de l’existence une chose sans valeur ?

Cette question appelle à une clarification de sa formulation qui seule, nous permettra d’en définir l’enjeu philosophique. Schopenhauer a dit : “La vie d’un homme n’est qu’unelutte pour l’existence avec la certitude d’être vaincu”
Ce n’est pas le fait que la vie n’est pas longue qui la rend brève, c’est le fait que la majeure partie du temps que nous avons est perdue, gaspillée. Seul sa qualité peut servir pour la qualifier de brève ou de longue.La vie nous entoure de partout : de la personne que nous sommes, aux molécules qui la composent, des êtres qui nous sont chers.. tout est vie. Omniprésente elle est ce que nous devenons. Elle est elle-même en nous, nous sommes le lieu où elle se manifeste mais aussi le lieu d'où elle se retire. Pourtant la vie, pour familière qu'elle soit, n'en demeure pas moins une énigme. Nous l'éprouvons à tout moment de notre existence, et cependant nous avons l'impression angoissante de ne pas la connaître. Loin de la maîtriser,nous sommes à peine capable de la penser, car la vie échappe à toute représentation dans laquelle nous voudrions l'enfermer. Chacun de nous fait l'expérience de lui-même comme un flux de pensées : sensations, perceptions, idées, désirs, rêves se présentent à notre esprit à la fois comme étant nous et en même temps comme étant en deçà de ce que nous sommes. Je me trouve en fait devant le paradoxesuivant : d'un côté, ma pensée, quelle qu'elle soit, se tient en moi et je suis entièrement présent en elle. Je n'ai jamais la sensation que seule une partie de moi serait présente dans mes représentation. Néanmoins, d'un autre côté, aucune pensée ne peut me contenir en entier, puisque l'instant d'après je peux penser tout autre chose qui n'était pas contenu dans la pensée précédente et qui pourtantme manifeste encore une fois en entier. Nous vivons comme si nous étions les détenteurs d’un savoir sur la vie qui nous la fait reconnaître comme encore valable. La vie peut être comprise au sens organique, comme accomplissement des fonctions biologiques qui assurent l’existence de l’individu et la perpétuation de l’espèce. En ce sens, quand nous mangeons, respirons, nous relevons de la vie. Maisc’est parce que la vie est limitée, fragile qu’elle a une infinie valeur. Son caractère sacré procède de sa brièveté. C’est aussi parce que la vie est menacée qu’il y a une urgence de vivre et d’agir pendant qu’il en est encore temps.
Nous sommes soumis au temps, qui nous emporte. Nous vivons dans le temps, mais cela signifie d’abord notre incapacité à nous en extraire, à lui échapper.  Sans...
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