La contatrice chauve

Pages: 61 (15004 mots) Publié le: 16 novembre 2012
La Cantatrice chauve est la première pièce de théâtre écrite par Eugène Ionesco. La première eut lieu le 11 au théâtre des Noctambules dans une mise en scène de Nicolas Bataille. Elle fut publiée pour la première fois le 4 par le Collège de 'Pataphysique.
Depuis 1957, La Cantatrice chauve est jouée au théâtre de la Huchette1, devenant l'une des pièces comptant le plus de représentationsen France.

La Cantatrice chauve a reçu un Molière d'honneur en 1989.


|Sommaire |
|  [masquer]  |
|1 Genèse de la pièce |
|2 Histoire |
|3 Postérité de la pièce :d'autres mises en scène |
|4 Distribution des rôles à la création |
|5 Articles connexes |
|6 Liens externes |
|7 Notes et références |


Genèse de la pièce[modifier]

L'idée de la pièceest venue à Ionesco lorsqu'il a essayé d'apprendre l'anglais par le biais de la méthode Assimil. Frappé par la teneur des dialogues, à la fois très sobres et étranges mais aussi par l'enchaînement de phrases sans rapport, il décide d'écrire une pièce absurde intitulée l'anglais sans peine. Ce n'est qu'après un lapsus, lors d'une répétition, que le titre de la pièce est fixé : l'acteur qui jouaitle pompier devait parler, dans une très longue tirade, d'une institutrice blonde… et au lieu de dire « une institutrice blonde » a dit « une cantatrice chauve » qui devint le titre de la pièce.

Ionesco s'inspire de la méthode Assimil, mais dans Notes et contre-notes, il explique que l'absurde est venu se surajouter à la simple copie du manuel d'apprentissage. L'absurde devient le moteur de lapièce, car Ionesco a le projet de “grossir les ficelles de l'illusion théâtrale”.


Histoire[modifier]

Il est neuf heures du soir, dans un intérieur bourgeois de Londres, le salon de M. et Mme Smith. La pendule sonne les « dix-sept coups anglais ».

M. et Mme Smith ont fini de dîner. Ils bavardent au coin du feu. M. Smith parcourt son journal. Le couple se répand en propos futiles,souvent saugrenus, voire incohérents. Leurs raisonnements sont surprenants et ils passent sans transition d’un sujet à un autre.

Ils évoquent notamment une famille dont tous les membres s’appellent Bobby Watson. Cela raconte que Bobby Watson est mort il y a deux ans, mais qu'ils sont allés à son enterrement il y a un an et demi et que cela fait trois ans qu'ils parlent de son décès. M. Smith, lui,s’étonne, de ce qu’on mentionne « toujours l’âge des personnes décédées et jamais celui des nouveau-nés ». Un désaccord semble les opposer, mais ils se réconcilient rapidement. La pendule continue de sonner « sept fois », puis « trois fois », « cinq fois »,« deux fois », puis, comble de l'absurde, « autant de fois qu'elle veut ».

Mary, la bonne, entre alors en scène et tient, elle aussi, despropos assez incohérents. Puis elle annonce la visite d’un couple ami, les Martin. M. et Mme Smith quittent la pièce pour aller s’habiller.

Mary fait alors entrer les invités, non sans leur reprocher leur retard.

Les Martin attendent dans le salon des Smith. Ils s’assoient l’un en face de l’autre. Ils ne se connaissent apparemment pas. Le dialogue qui s’engage leur permet pourtant deconstater une série de coïncidences curieuses. Ils sont tous deux originaires de Manchester. Il y a « cinq semaines environ », ils ont pris le même train, ont occupé le même wagon et le même compartiment. Ils constatent également qu’ils habitent à Londres, la même rue, le même numéro, le même appartement et qu’ils dorment dans la même chambre. Ils finissent par tomber dans les bras l’un de l’autre en...
Lire le document complet

Veuillez vous inscrire pour avoir accès au document.

Vous pouvez également trouver ces documents utiles

  • analyse de la contatrice chauve
  • Chauve
  • Je suis chauve
  • La cantatrice chauve
  • La cantatrice chauve
  • La cantatrice chauve
  • la cantatrice chauve
  • La cantatrice chauve

Devenez membre d'Etudier

Inscrivez-vous
c'est gratuit !