La crise, chute du néolibéralisme dominant ?

Pages: 13 (3002 mots) Publié le: 27 juillet 2010
La crise, chute du néolibéralisme dominant ?

I Racines et apogée du néolibéralisme

A/ Racines classiques du néolibéralisme

B/ Le néolibéralisme hayekien

II La crise du néolibéralisme

A / Déroulement de la crise

B / Impasse idéologique révélée par la crise.

Le discours économique dominant installé depuis la fin desannées 70 est
ordinairement qualifié de néolibéral. Il prescrit une extension maximale de la concurrence, une réduction drastique des impôts accouplées à la prohibition des politiques interventionnistes étatiques.

Cette idéologie ne découle pas d'un ordre naturel, malgré les efforts de ses disciples pour tenter d'imposer cette croyance, mais bien d'une diffusion prosélyte profitant de la chute dutout puissant modèle keynésien.

La crise actuelle nous force à nous interroger sur le bien fondé de la doctrine néolibérale.

Ainsi nous articulerons notre analyse sur deux parties principales :

Tout d'abord, une analyse succincte de la pensée néolibérale puis nous verrons en quoi la crise actuelle est un révélateur de l’impasse idéologique de ce courant de pensée.

I Racines et apogéedu néolibéralisme :

Analysons ses racines et ses conséquences sociales dans un premier temps puis les contestations que ces racines ont suscitées au cours de l’histoire.

A/ Racines et conséquences sociales du libéralisme :

Ses sources sont les principaux penseurs classiques partisans d’un ordre «spontané» et de l’application aux actes économiques des principes libéraux découlant de laprimauté de la liberté individuelle sur toutes les formes de pouvoir.

Adam Smith (1723-1790) analyse l'organisation sociale et le marché par le jeu de la célèbre « main invisible ». Il n'y a pas de déséquilibre durable possible sur les marchés ou l'offre équilibre forcément la demande grâce aux mécanismes des prix et ou la recherche des intérêts particuliers entraîne l’intérêt général.

DavidRicardo (1772-1823) auteur de la théorie des avantages comparatifs sur le commerce extérieur, justifie la liberté des échanges, le combat contre le protectionnisme et les limitations des échanges internationaux aussi bien entre pays riches de même niveau de développement qu'entre pays riches et pauvres.

Jean Baptiste Say (1767-1832) et la loi des débouchés: «les produits s'échangent contre lesproduits et l'offre crée sa propre demande ». C’est une affirmation de deux théories essentielles sur la neutralité de la monnaie et l’impossibilité de tout déséquilibre global, tout accroissement de l'offre générant sa propre demande.

Thomas Malthus (1766 – 1834) préconise une politique active de contrôle de la croissance de la population pauvre en supprimant les aides spécifiques qui leur sontdédiées. Le malthusianisme du 19è siècle justifia l'égoïsme des personnes et groupes favorisés par la fortune, en paraissant théoriser l'idée que les pauvres étaient responsables de leur état, et que toute entreprise en leur faveur était non seulement inopérante, mais même contraire à leurs intérêts.

Ces précurseurs sont autant de piliers sur lesquels s’est construite l’orthodoxie actuelledans son affirmation de l’efficience des marchés et son culte de la réussite individuelle comme moteur du bonheur social. La chute du modèle keynésien entraîne un renouveau de leurs thèses principalement à travers l’œuvre de Hayek.

B/ néolibéralisme hayékien :

Friedrich Von Hayek (1899-1992) dans “La route de la servitude”, œuvre fondatrice du néolibéralisme et «La Constitution de laliberté», parue en 1960 développe une théorie privilégiant complètement la liberté, seule manière d’accéder au progrès, au détriment de l’égalité.
Il préconise donc une société ultra libérale où seul le résultat matériel est jugé et où la richesse ainsi créée profite uniquement à ses créateurs.

Le fondement philosophique est le rejet du "constructivisme rationaliste" cartésien des Lumières...
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