La désobéissance civile

Pages: 6 (1473 mots) Publié le: 9 juin 2012
La désobéissance civile

Civil Desobedience est un essai du philosophe Henry David THOREAU (1817-1862) rédigé en 1849, qui se fonde sur son expérience personnelle de refuseur d'impôt pour la guerre.
  En juillet 1846, il fut emprisonné pendant une nuit (car ses amis payèrent la caution, à son grand dépit) pour ne pas avoir  un impôt à l'Etat du Massachusetts où il vit, à qui il reprochait desoutenir l'esclavage dans le Sud et de participer à la guerre contre le Mexique.
       Il s'agit d'un très court essai, qui tient sur une quinzaine de pages dactylographiée, mais qui eut un retentissement important surtout après le XIXème siècle. Il fonde, avec le Discours de la servitude volontaire d'Etienne de LA BOETIE, le concept de la désobéissance civile.

       "De grand coeur,commence t-il, j'accepte la devise "Le gouvernement le meilleur est celui qui gouverne le moins" et j'aimerais la voir suivie de manière plus rapide et plus systématique. Poussée à fond, elle se ramène à ceci auquel je crois également : "que le gouvernement le meilleur est celui qui ne gouverne pas du tout" et lorsque les hommes y seront préparés, ce sera le genre de gouvernement qu'ils auront. Toutgouvernement n'est au mieux qu'une "utilité" mais la plupart des gouvernements, d'habitude, et tous les gouvernements, parfois, ne se montrent guère utiles. Les nombreuses objections - et elles sont de taille - qu'on avance contre une armée permanente méritent de prévaloir ; on peut aussi finalement les alléguer contre un gouvernement permanent. L'armée permanente n'est que l'arme d'un gouvernementpermanent. Le gouvernement lui-même - simple intermédiaire choisi par les gens pour exécuter leur volonté -, est également susceptible d'être abusé et perverti avant que les gens puissant agir par lui. témoin en ce moment la guerre du Mexique, oeuvre d'un groupe relativement restreint d'individus qui se servent du gouvernement permanent comme d'un outil ; car au départ, jamais les gensn'auraient consenti à cette entreprise."
 
      A travers le gouvernement américain, et à propos d'une guerre précise, Henry David THOREAU formule en fait un argumentaire contre tout gouvernement et toute guerre, sans pour autant tomber d'emblée dans une demande immédiate de "point de gouvernement". Il formule l'impératif d'un gouvernement "qui commande son respect". Or précisément, comme la seuleobligation pour l'homme est de faire le bien, comme souvent le gouvernement est corrompu, "il n'est pas souhaitable de cultiver le même respect pour la loi et pour le bien". 
   Il déplore l'habitude de la masse des hommes qui sert l'Etat, "non point en humains, mais en machines avec leur corps".  Le ton de sa diatribe contre l'armée permanente ne quitte pas le texte un seul instant. "C'est euxl'armée permanente, et la milice, les geôliers, les gendarmes, la force publique, etc. La plupart du temps sans exercer du tout leur libre jugement ou leur sens moral ; au contraire, ils se ravalent au niveau du bois, de la terre et des pierres et on doit pouvoir fabriquer de ces automates qui rendront le même service." "Quelle attitude doit adopter aujourd'hui un homme face au gouvernementaméricain? Je répondrai qu'il ne peut sans déchoir s'y associer. Pas un instant, je ne saurais reconnaître pour mon gouvernement cette organisation politique qui est aussi le gouvernement de l'esclave"." "En langage clair, ce n'est pas la kyrielle de politiciens du Sud qui s'oppose à une réforme au Massachusetts, mais la kyrielle de marchands et de fermiers qui s'intéressent davantage au commerce et àl'agriculture qu'à l'humanité et qui ne sont nullement prêts à rendre justice à l'esclave et au Mexique, à tout prix.".
    Logiquement, il déclame contre la manière dont les gens votent, non seulement dans un critique du système électoral en général ("tout vote est une sorte de jeu, comme les échecs ou le trictrac, avec en plus une légère nuance morale où le bien et le mal sont l'enjeu...") mais...
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