La fatalité nelligan

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Tout d’abord, il est juste de penser que Saint-Denys Garneau et Émile Nelligan présentent, dans Cage d’oiseau et Les Corbeaux, une même vision de la fatalité. En effet, les deux auteurs se servent de l’oiseau pour représenter la fatalité. Dans le poème Les Corbeaux, l’auteur utilise cet oiseau, qui est perçu comme étant un charognard, pour représenter la fatalité et donc, la mort : « Déchirant à larges coups de bec, sans quartier, Mon âme, une charogne éparse au champ des jours, Que ces vieux corbeaux dévoreront en entier. »(v.12-14) L’auteur compare l’âme de l’individu à une bête morte, qui est ensuite mangée par le corbeau. De plus, en là comparant à la charogne, il présente l’âme comme étant faible. Cela démontre que le corbeau symbolise la mort de l’âme, qui est déjà affaiblie. En outre, l’auteur du poème Cage d’oiseau, utilise aussi l’oiseau pour représenté la mort. Celui-ci parle de la cage d’os pour représenter la mort, qui est en quelque sorte captif de cette cage : « C’est un oiseau qui est tenu captif. La mort dans ma cage d’os. » (v.13-14) Dans ce cas, la mort est perçue comme captive d’une cage d’oiseau. La métaphore utilisée, veut démontrer que la mort est en quelque sorte inévitable, que personne ne peut se sauver de cette mort. La mort est donc fatale.
Ensuite, malgré que les auteurs de la cage d’oiseau et Les corbeaux présentent la fatalité de la même manière, ils ont toutefois une conception différente de la fatalité de la mort. Effectivement, Garneau présente la mort comme étant une fatalité qui s’installe tranquillement, donc, qui est plus douce : « L’oiseau dans ma cage d’os. C’est la mort qui fait son nid. » (v.5-6) L’auteur emploie la métaphore, pour montrer que la mort s’établit calmement dans l’être humain et que l’on meurt doucement. L’auteur à pu employer cette manière plus douce de représenter la mort, car il s’interrogeait beaucoup sur l’importance de l’être humain sur la planète et il était sensible au sentiment humain. Tandis que

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