La génération de lqa ronde

Pages: 8 (1911 mots) Publié le: 1 mai 2009
Le groupe de la Ronde
ou la génération de l'occupation (1898-1927)
Lemkey Dorcent
|Au tournant du siècle dernier, un certain vent de pessimisme semblait encore souffler sur l'existence de notre littérature en |
|tant qu'entité nationale. Dans ce cafouillis de détresse, une vague portion de l'élite haïtienne, en majorité des poètes, |
|subjuguée par le bel esprit de faire d'Haïti uneprovince culturelle française, allait jusqu'à promouvoir une certaine |
|esthétique contemplative, retrouvant la paix dans le seul plaisir d'écrire, au détriment de l'ordre à établir et du bonheur à |
|espérer pour la nation haïtienne. Ils s'appelaient principalement Georges Sylvain, Etzer Vilaire, Seymour Pradel, Charles |
|Moravia, Edmond Laforest et Damoclès Vieux.D'autres, des romanciers, s'occupaient plutôt à repenser, avec les cendres du passé,|
|des récits tantôt réalistes, tantôt burlesques et qui relevaient d'une prise de conscience telle que les tares et les décevances|
|de l'élite haïtienne furent étalées au grand jour. Citons Frédéric Marcelin, Justin Lhérisson, Fernand Hibbert et Antoine |
|Innocent. La plupart des Šuvres de ces derniersécrivains ne nous laissent aucun doute quant à leur engagement social. D'autres |
|productions, surtout des poètes, conçues dans la beauté et la splendeur, nous obligeraient plutôt à nier une réalité |
|fondamentale qui est pourtant nôtre en tant que peuple appelé à perdurer avec un idéal, donc, nous forceraient à utiliser |
|d'autres instruments de mesure.|
|Au milieu de cette complaisance, de la distanciation qui prend forme et débouche sur le réel: Justin Lhérisson et Seymour Pradel|
|fondent Jeune Haïti (1895-1898); la revue La Ronde qui prend la relève disparaît elle aussi à la mort de son directeur Pétion |
|Gérôme (1902). Sur la base d'un renouveau mythique, autour deGeorges Sylvain et Dantès Bellegarde, les initiés à la nouvelle |
|tendance, à coups de slogans forfaitaires, se sont promis de former une véritable Ronde et d'auréoler leur Šuvre d'un cachet |
|vraiment national. Fût-ce possible? Etzer Vilaire qui s'est joint au groupe vers 1901 résumera, un peu plus tard, en termes |
|clairs, les impératifs de la nouvelle école, dans une sorte demanifeste déguisé en avant-propos de ses Poèmes de la mort |
|(1907). |
|[pic] |
|[pic]|
|[pic] |
| |
|Avant-propos des "Poèmes de la mort":|
|"Entre treize et quatorze ans, un livre de vers dû à la plume d'un haïtien me tomba entre les mains... Le livre ne valait rien -|
|j'étais loin de m'en douter alors - mais il parlait de choses qui m'étaient familières, de la ouanga-néguesse, du bambou et de |
|bamboula... Cela suffisait pour prêter à l'ouvrage le plus insipide du mérite etdu charme... |
|Hélas! la plupart de mes compatriotes n'ont guère une plus haute conception poétique et pensent comme l'enfant que j'étais! |
|Aujourd'hui encore, pour exciter leur admiration, pour qu'ils s'extasient sur les merveilles de ce qu'ils appellent la |
|littérature nationale, il suffit d'un palmiste au bout de méchantes rimes, dans...
Lire le document complet

Veuillez vous inscrire pour avoir accès au document.

Vous pouvez également trouver ces documents utiles

  • La generation de la ronde
  • Generation de la ronde
  • Generation de la ronde
  • La ronde
  • La Ronde
  • La ronde
  • La ronde
  • La Ronde

Devenez membre d'Etudier

Inscrivez-vous
c'est gratuit !