La mise en exposition des œuvres d'art spoliées par les nazis : étude de cas de l'exposition de la collection de jacques goudstikker

52982 mots 212 pages
Université de Montréal

La mise en exposition des œuvres d’art spoliées par les nazis. Étude de cas de l’exposition de la collection de Jacques Goudstikker.

Par Aurélie Cousin

Département d’histoire de l’art et d’études cinématographiques Faculté des arts et des sciences

Mémoire présenté à la Faculté des études supérieures en vue de l’obtention du grade de Maître ès arts (M.A) en histoire de l’art

Juillet, 2010  Aurélie Cousin, 2010

Université de Montréal

Ce mémoire intitulé :

La mise en exposition des œuvres d’art spoliées par les nazis. Étude de cas de l’exposition de la collection de Jacques Goudstikker.

Par Aurélie Cousin

A été évalué par un jury composé des personnes suivantes :

Christine Bernier ……………………….. Présidente- rapporteure Élise Dubuc ……………………….. Directrice de recherche Reesa Greenberg ……………………….. Codirectrice Luis de Moura Sobral ……………………….. Membre du jury

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RÉSUMÉ
Ce mémoire, consacré à la mise en exposition des œuvres d’art spoliées par les nazis, est particulièrement dédié à la vague d’expositions actuelles opérant de 2005 à 2010. À travers cet événement muséal unique de l’ordre d’une exposition temporaire par an en moyenne, prédomine un regain d’intérêt envers les événements liés à Seconde Guerre mondiale. Partant de ce constat singulier, nous avons retracé les grands enjeux actuels de ces expositions. Ce mémoire présente une rétrospective de ces dernières de 1946 à 2010. L’exposition d’œuvres spoliées en France fit l’objet d’une recherche inédite de la part de l’influente historienne de l’art Reesa Greenberg en une périodisation muséographique d’où sont issus trois cycles s’étendant de 1933 à la publication de son article en 2004. L’association d’une seconde périodisation à celle de Reesa Greenberg, de l’ordre de l’événementiel, fut ajoutée à l’analyse, celle-ci concernant deux cycles de politique publique de restitution en France de l’historienne Claire Andrieu. La combinaison de ces deux sources

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