« La poésie est un miroir brouillé de notre société et chaque poète souffle sur ce miroir : son haleine différemment l'embue. »

Pages: 11 (2570 mots) Publié le: 25 février 2011
On peut définir la poésie par ce qui s'écarte du langage de tous les jours. En effet, le travail effectué sur les images et les sonorités sort le lecteur de son siège et le fait s'évader. Montaigne disait que « [La poésie] ne pratique point notre jugement ; elle le ravit et le ravage. ». De ce point de vu, on peut penser que la poésie ne touche pas la réalité et n'est pas rationnelle. Pourtant,elle émane de la réalité, l'exalte ou la nie. Le poète Louis Aragon a dit : « La poésie est un miroir brouillé de notre société et chaque poète souffle sur ce miroir : son haleine différemment l'embue. ». Ainsi, chaque poète est libre de soit refléter fidèlement la société ou bien le 'brouiller' avec son génie personnel.

En la poésie nous pouvons souvent voir une analyse ou expression dessentiments des humains, des réjouissances et les tragédies de la vie. Les poètes sont des observateurs, comme dit Victor Hugo dans la préface des Contemplations : « Nul n'a l'honneur d'avoir une vie qui soit à lui. Ma vie est la vôtre, votre vie est la mienne, vous vivez ce que je vis ; la destinée est une. Prenez donc ce miroir, et regardez-vous-y. » ; l'auteur mentionne ce miroir dont nous parlons etélargit son sens : le reflet n'est pas seulement de la société mais aussi de la destinée. Nous pouvons prendre plusieurs exemples de poètes qui écrivent de leurs observations. En premier il y a Charles Baudelaire qui, dans son poème Les Foules, parle des âmes errantes, étant les poètes, et des corps vacants, étant les personnes observées. En disant « Le poète jouit de cet incomparable privilège,qu'il peut à sa guise être lui-même et autrui...il entre...dans le personnage de chacun. » il reprend ce que disait Hugo et démontre bien qu'il est observateur des individus dans cette foule. Le second poète est Arthur Rimbaud, l'héritier du premier. La Lettre du Voyant qu'il écrit a Paul Demeny amène une autre vu du poète : « il cherche son âme, il l'inspecte, il la tente, l'apprend. Dès qu'il lasait, il doit la cultiver ». C'est une autre forme d'observation que nous présente Rimbaud. Il soutient d'ailleurs qu' « il faut être voyant, se faire voyant ». Ainsi on peut comprendre que le poète est non seulement un observateur mais en fait un voyant, mais cela rend le cercle des poètes élitiste et fermé.
Les œuvres poétiques traitent souvent de thèmes éternels tel l'amour, la fuite dutemps, la nature. Ces thèmes récurrent traversent toutes les époques et sont ressenties dans toutes les sociétés. Parlons tout d'abord de la nature. Tous les poètes y font allusion dans leurs poèmes que ce soit pour poser un contexte (Green de Paul Verlaine), pour envoûter le lecteur (Dormir dormir dans les pierres de Benjamin Péret) ou que le poème n'évoque qu'elle. Nous allons étudier ce dernier casgrâce à deux poèmes. Le premier est Aube d'Arthur Rimbaud. Dans ce poème en prose, le jeune poète a essayé d'exprimer ce qu'il voyait en la nature avec ses mots et c'est pour cela que certaines de ses expressions sont inattendues comme « L'eau était morte » et « Les camps d'ombre ». Dans ce texte, il tente de décrire l'aube d'été comme il la voit en se promenant, lorsqu'il l'embrasse. Le deuxièmeest Le coucher du soleil de Gérard de Nerval. Ce poème est la description du crépuscule en regardant les Tuileries. Ici, il ne parle pas de la faune ou de la flore mais réellement et exclusivement du soleil et sa disparition. Il dit aussi que c'est un « mouvant tableau » et parle donc des émotions de l'humain. L'évocation de la nature dans la poésie en fait réellement un miroir de la sociétéparce que la nature est toujours présente et suscite presque toujours les mêmes sensations chez chaque personne.
Nous pouvons ensuite parler de la fuite du temps. Regardons William Shakespeare qui en a souvent parlé dans ses sonnets, et plus précisément le Sonnet XIV qu'il a écrit sur demande d'un homme dont le fils ne voulait pas se marier et prenait une vie de débauche. Dans le dernier couplet,...
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