La réaction des catholiques

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La réaction des catholiques

Les catholiques ont présentés un visage tantôt archaïque tantôt plus moderne. Archaïque semble tout d'abord la position majoritairement anti-dreyfusarde prise par les fidèles et les relents d'antisémitisme et de nationalisme autoritaire qui l'accompagnent. Beaucoup rejoignent l'Action Française, antiparlementaire car les institutions ne sont plus chrétiennes et consacrent donc l'œuvre coupable et impie engagée en 1789, nationaliste et cléricale, apparaissant en rupture avec le siècle nouveau. Les tenants de la résistance disposent d'atouts considérables : le gros de la presse catholique, les anciens congrégationnistes, une bonne part du clergé, le "peuple" des pays de chrétienté dont la réaction lors des "Inventaires" va surprendre comme va vous le présentera Katharina. Ces catholiques sentent qu'on désire les détruire. Les temps qui suivent la loi de séparation de 1905 seront aussi des temps difficiles pour les catholiques : les prêtres se voient privés du traitement. Le nombre de vocations diminuera nettement par suite du désœuvrement promis aux futurs ministres du culte. L'Eglise, liée à l'Armée et aux mouvements nationaliste xénophobes a définitivement effrayé une partie de l'opinion et son archaïsme dans l'Affaire a favorisé la déchristianisation du peuple.

Maintenant que l'Eglise était séparée de l'Etat, les catholiques allaient marquer plus d'hostilité à l'école publique.

Avec quelques rares évêques, les « cardinaux verts » rassemblés autour de Brunetière, en appellent à une certaine modération. Ce n'est pas qu'ils adhèrent au texte de Briand mais bien plutôt qu'ils estiment que l'Eglise à tout à perdre (ils craignent à juste titre la confiscation des biens ecclésiastiques) d'une attitude d'opposition systématique au régime légalement institué. Pour eux, il faut désormais s'interroger sur la place de l'Eglise dans une société sécularisée.

Mais d'autres signes incitent plus à l'espoir pour les catholiques. La loi de

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