La richesse selon aristote

Pages: 9 (2216 mots) Publié le: 23 mars 2013
Qu’est-ce qu’Aristote fait comprendre de la richesse ?

Par l’observation de nos habitudes et par de nombreux sondages, nous avons découvert que l’argent passait avant plusieurs autres valeurs dans nos vies. La richesse, le désir d’une abondance de monnaie, semble donc nous animer. Or, une question s’impose : qu’est-ce que la richesse? En fait, il existe deux formes de richesses que nouspouvons différencier par leurs fins respectives. La première, la « véritable » richesse, préférées à la seconde forme, est constituée de biens indispensables et est limitée, alors que la seconde n’est pas naturelle et n’a point de limites.

Toutefois, si nous voulons discerner ces deux formes de richesses, il en va de soi qu’il faut les penser en fonction de la « nature » ou plusprécisément, la nature humaine. Or, la nature possède plusieurs définitions. La première consiste en l’essence de quelque chose, en ce qu’elle est, ce qui la définit ou encore le but qu’elle poursuit (sa fin). Aristote dira notamment que « la nature d’une chose, c’est sa fin1 ». La seconde définition implique le dynamisme, c’est-à-dire qu’il s’agit de quelque chose qui porte en elle-même le principe de sacroissance. Finalement, nous pouvons aussi définir la nature comme l’ensemble des choses ou encore la composition des choses dans le monde. Ensuite, si nous voulons réfléchir à la nature humaine, il est nécessaire de réfléchir aux fins humaines puisque nous avons dit plus haut que la fin d’une chose est sa nature. Or, pour réfléchir aux fins humaines, il est nécessaire que nous nous attardions auxdifférentes communautés qui se définissent par ces êtres rassemblés pour les fins communes, ou encore les buts, qu’ils poursuivent. Or, nous pouvons distinguer deux grandes communautés, non pas par leur nombre, mais par les fins essentielles qu’elles poursuivent. Il y a la communauté économique (qui vient du mot grec oïka qui veut dire famille) et la communauté politique (qui vient du mot grecpolis). La première est constituée de la famille dans laquelle deux personnes de sexes opposés se doivent de s’unir pour assurer le « vivre » de l’espèce c’est-à-dire la reproduction. De plus, cette famille assurera le « vivre », première fin essentielle que nous nous devons de poursuivre toute notre vie sans quoi c’est la mort, en subvenant à ses besoins de base. Toutefois, si nous ne voulons pas,par exemple, mourir de faim, il est nécessaire que nous nous unissions à d’autres. On voit alors apparaître le village, une extension de la famille, qui se doit encore une fois d’entretenir la vie. Puis, finalement, une fois que nous nous libérons du souci domestique, c’est-à-dire l’unique souci de vivre, nous accédons à la cité (polis) qui, elle, poursuit une fin qui justifie la première (ou finsouveraine) : vivre bien, à la hauteur de notre dignité. Nous pouvons donc voir que la cité est bel et bien naturelle puisqu’elle est la fin souveraine de toute communauté. Quant à l’homme, il est évident qu’il se doit de vivre dans la cité puisque si nous pensons à l’homme, nous devons nous interroger sur sa nature, son essence, ce qui est propre à lui. En y pensant bien, nous réalisons quecontrairement à tout autre vivant, nous sommes en mesure d’universaliser ce que nous voyons par la parole. C’est d’ailleurs ce que dit Aristote : « Tel est en effet le caractère distinctif de l’homme en face de tous les autres animaux : seul, il perçoit le bien et le mal, le juste et l’injuste, et les autres valeurs2 ». Or, comme nous possédons en commun cette capacité, nous nous réunissons. C’est cettemême possibilité humaine et son accomplissement qui forme la fin politique puisque « toutes choses se définissent par leur acte et par leur puissance3 ». Par analogie, nous pouvons nous référer à une main. En effet, la capacité propre à la main, sa possibilité, est la capacité de manipuler. Or, si nous coupons la main qui est en fait l’accomplissement de la capacité de manipuler, il ne s’agit...
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