la supertition

Pages: 6 (1490 mots) Publié le: 13 janvier 2014
Les sources de la superstition
On a souvent dit que la superstition était fille de la peur. Elle est en effet souvent une manière de « conjurer le mauvais sort » ou de porter bonheur, ce qui revient au même. Elle suppose donc l’existence de forces invisibles, la plupart du temps impersonnelles, naturelles même, qui peuvent influencer le cours des choses et celui de notre vie. Et ces forcespeuvent être bienveillantes envers ceux qui agissent d’une certaine manière, ou dangereuses ; d’où la nécessité de se protéger. Il y a là, pour des gens qui ne sauraient bien souvent pas défendre intellectuellement leurs convictions, comme un résidu d’une conception du monde où nous ne sommes pas seuls. Mais il y a autre chose. Ce qui nous permet d’agir sur cette réalité invisible, ce sont en généraldes rites, des actions, des choses qui reçoivent par conséquent un pouvoir. Le porte-bonheur, si on y croit, a une influence, la parole que je prononce ou le geste que je fais (croiser les doigts) aussi. On entre là, par la très petite porte il est vrai, dans une vision magique du monde. Il y a des correspondances entre le visible et l’invisible et j’ai le moyen d’influencer les forces du destin.De là à chercher à maîtriser ces forces pour mon intérêt ou celui des autres (magie blanche), voire pour le mal (magie noire), il n’y a qu’un pas. On pourrait dire que la magie n’est que le développement de la superstition telle que nous l’avons décrite. Au pire, ce monde invisible peut devenir personnel et ce sont des puissances qui seront invoquées. Je ne veux pas dire que toutes les personnesqui achètent un billet de loterie le vendredi 13 sont adeptes de messes noires, mais la logique de ces deux attitudes est du même ordre, même si l’orientation et l’ampleur de la conviction est très différente.
Le rapport à la religion
Voltaire disait que « La superstition est à la religion ce que l'astrologie est à l'astronomie, la fille très folle d'une mère très sage » On voit bien que noussommes sur des terrains qui ne sont pas sans rapports. La religion, elle aussi croit à une autre réalité que celle qui est visible. Elle croit même à une communication possible ; elle s’adresse par la prière et des rites à la puissance principale qu’elle invoque. On peut donc comprendre que les rationalistes mettent tout dans le même sac, les croyances et la foi, les gris-gris et la Bible, les messenoires et les cultes protestants. Ils feront simplement une distinction entre ce qui est plus ou moins éloigné de la pure raison. Mais les arguments que vous invoquez pour croire en Dieu et ceux qui vous font chercher des trèfles à quatre feuilles sont, pour eux, fondamentalement de même nature.

Préciser la différence
C’est pourquoi il est important de préciser ce qu’est à nos yeux ladifférence entre une véritable conviction religieuse et une superstition. Disons d’abord que toute conviction religieuse autre que la nôtre, ou même toute conviction concernant l’invisible ne relève pas nécessairement de la superstition. Les diverses grandes religions ne sont pas plus en elles mêmes des superstitions que le Christianisme. Même si, partout, dans chaque religion, y compris la nôtre - et nousy reviendrons- il est possible de trouver des éléments de superstition qui sont souvent liés à ce que l’on appelle la religion populaire. On peut discuter, contester, critiquer même, mais sans parler automatiquement de superstition. Et je voudrais, sous cet angle nouveau, reprendre les deux questions que nous avons déjà évoquées : la raison et la peur.
Les raisons de croire
Ce qui relève d’unefoi religieuse repose sur des raisons. Il n’est pas demandé au croyant de sacrifier son esprit critique sur l’autel de la foi. On va certes invoquer une révélation. Mais celle-ci n’est pas absurde. Il y a des raisons de croire que Dieu existe, que la Bible est la parole de Dieu, des raisons de croire que Jésus est bien ressuscité. Des milliers de personnes ont réfléchi sur la question et nous...
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