La trilogie de la villegiature

911 mots 4 pages
En 2000, Jean-Louis Benoit met en scène La Trilogie de la Villégiature, une pièce Carlo Goldoni publié en 1761. Cette pièce se compose en trois parties : « Les manies de la villégiature », « Les aventures de la villégiature » et « Le retour de la villégiature ». Partir en villégiature était à la mode pour les grandes familles de Venise au XVIIIe siècle. Mais ce qui était avantageux pour les grandes familles riches, devenait plus difficile pour une noblesse appauvrie à cette époque à cause d’une crise économique. C’était devenu presque impossible et ridicule pour les petits bourgeois qui n’hésitaient pas à compromettre leur situation financière pour obéir aux préceptes de la mode. Jean-Louis Benoit décide de rester réaliste dans les décors et les costumes peut-être pour mieux mettre en avant ce décalage de statut social et de richesse. Ce séjour à la campagne était devenu une véritable source de problèmes. Ce qui est intéressant à étudier est le changement de ton qui s’opère dans cette pièce.

La première pièce est une comédie futile et quasiment insignifiante : on voit des bourgeois et bourgeoises qui se passionnent pour des choses sans intérêt. Sur le plateau, l’accessoire principal est la « voiture », le moyen de transport pour aller en villégiature. Cette voiture sert pour deux familles qui habitent l’une en face de l’autre. Les serviteurs des deux maisons empilent les valises, du vin, de la nourriture et des accessoires pour cette villégiature. On remarque un rythme très rapide marqué par la musique mais aussi par les déplacements. On se précipite pour pouvoir partir, tous les personnages courent, s’agitent et crient. L’ambiance comique se met en place. Ce genre s’accentue avec l’opposition de deux femmes : Vittoria et Giacinta. Malgré leur souci financier, ses deux femmes persistent à ce qu’on leur paye des robes avec le tissu de la saison. De plus, une jalousie se met en place qui est d’autant plus marquée par l’hypocrisie démontrée l’une contre l’autre.

en relation

  • Hamlet
    620 mots | 3 pages
  • Le lion et le moucheron
    1828 mots | 8 pages
  • Théatre de l'odéon
    2361 mots | 10 pages
  • Fin de partie
    2806 mots | 12 pages
  • Types de liage dans le roman
    5473 mots | 22 pages
  • Le loup devenu berger
    4010 mots | 17 pages
  • Sensations
    9975 mots | 40 pages
  • Tourisme sexuel : « clone maudit du tourisme » ou pléonasme ?
    8446 mots | 34 pages
  • Compte rendu de stage
    8538 mots | 35 pages
  • La fille de papier
    99501 mots | 399 pages