Le comique

Pages: 23 (5537 mots) Publié le: 7 octobre 2012
SEQUENCE DE 5ème : Le comique, au Moyen Age et par la suite, dans différents genres littéraires.
Groupe Langues.

Objectifs : -en lien avec le programme d’histoire faire prendre conscience aux élèves des différentes façons de provoquer le rire dans différents genres littéraires .
-revoir les différentes sortes de comique au théâtre et dans les autres genres littéraires.Comiques de geste, de mot, de situation, de répétition, parodie etc...
-réfléchir sur la cruauté au bout du compte de certaines situations comiques.II
-Travailler sur la langue du XVIème siècle et les archaïsmes.
-Travail sur l’homophonie, la paronymie et l’étymologie réelle ou fantaisiste.
-le présent de narration etles temps du récit.

TEXTES ETUDIES :

-La vieille qui graissa la patte du chevalier : un fabliau du Moyen-Age .
-Le Roman de Renart : La pêche d’Ysengrin le Loup(Classiques Hachette extraits).
-Gargantua (extrait) (La naissance et le baptême de Gargantua).
-Le Quart Livre chapitre 8 (Les moutons de Panurge)
-Le Coq et le Renard Jean de La Fontaine.
-Les Fourberies de Scapin Molière (ActeIII scène 2 : la scène du sac).
-Le médecin malgré lui Molière ( Acte 1 scène 3, la situation embarrassante de M.Robert).
-Roland de Georges Courteline in Théâtre à lire, Théâtre à jouer.


SEANCE 1 :

Objectifs : -découvrir un fabliau du Moyen-Age, apprendre l’étymologie du
mot « fabliau ».
-identifier un jeu de mot et apprécier le comique de cetexte.
-Travail sur le présent de narration et les homophones, le sens
propre et le sens figuré.


Le professeur pourra rappeler que la société du Moyen-Age était très inégalitaire, que les seigneurs avaient tous les droits (y compris droit de vie et de mort sur les serfs (qui vient du latin « servus » : esclave). Certains élèves nemanqueront pas faire part de leurs connaissances (taille, corvées etc…)
Les enfants prennent connaissance du texte en lecture silencieuse puis l’enseignant le lit à haute voix.

La vieille qui graissa la patte du chevalier. Fabliau du Moyen Age d’auteur inconnu.

Une vieille femme ne possédait à elle en tout et pour tout que deux vaches. C’est peu sans doute mais c’était beaucoup pour elle.Elle vivait de leur lait.
Un jour, hélas, les deux vaches, mal attachées, se sauvèrent ensemble ; le prévôt* les trouva qui vagabondaient toutes seules en dehors du communal* et il les emmena purement et simplement.
La vieille l’apprend, elle veut récupérer ses bêtes. Mais le prévôt ne veut rien savoir, alors même que la vieille accepte de payer l’amende : il n’a pas la preuve que lesvaches sont bien à elle, dit-il !
Pauvre vieille ! Elle s’en retourne toute triste. Elle explique à sa voisine ce qui lui arrive.
« Et ! Je comprends, dit la voisine. Ces gens-là veulent toujours qu’on leur graisse la patte et ils s’entendent comme larron en foire. Si tu arrives à graisser la patte au chevalier, il parlera au prévôt, et on le croira, lui. Le prévôt te rendra tes vaches. »La vieille rentre chez elle, elle est décidée. Elle prend un bon morceau de lard, elle attend le chevalier devant sa grande maison tout le temps qu’il faut. Lorsqu’il arrive, lorsqu’elle est sûre que c’est lui, là-bas, devant elle, qui pérore* avec ses courtisans les mains derrière le dos, elle s’approche doucement sans se faire voir et elle lui graisse largement les paumes.
Lechevalier se retourne, il voit la vieille :
« -Mais, qu’est-ce que tu fais là, bonne femme ? lui dit-il.
-Sire, je vous graisse un peu pour ravoir mes vaches, vous savez les deux vaches qui s’étaient égaillées*. Elles sont à moi. »
Le chevalier n’est pas un mauvais homme, il éclate de rire :
« Ah ! la brave femme, dit-il. Tu n’as rien compris mais ça ne fais rien. Tu auras tes vaches, je te le...
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