Le corps, ce qu'en disent les religions

Pages: 11 (2533 mots) Publié le: 18 juillet 2013
Sommaire :
Un regard philosophique, les traditions juive, chrétienne, musulmane, hindoue & bouddhiste.
Des opinions de bioéthique de différentes religions.

Quelques remarques philosophiques :

En ce qui concerne l’humanité, il n’y a pas de « moi », il n’y a pas de « je », ni de « tu » ou de « il », il n’y a pas d’identité ni de personne sans corps.
D’un point de vue extérieur, c’est parnotre corps que nous sommes présents au monde & que nous sommes en relation avec les autres, & leur corps.
Inversement, notre expérience personnelle montre bien que c’est par notre corps que le monde extérieur ainsi que les autres avec leur corps nous sont présents.
C’est par mon corps que je suis perçu & c’est par lui que je perçois, notamment grâce aux 5 sens. Mon corps est à la fois objet &sujet.

Nous pouvons dire à la fois que nous sommes & que nous ne sommes pas notre corps.
Notre corps qui est le point de départ de notre relation à la réalité n’est pas un objet, il est avec moi & non à coté de moi. Je ne me limite pas à mon corps mais je n’existe pas non plus sans lui.

Le corps est notre inscription continuelle & fragile dans le temps & dans l’espace.

Le corps dans latradition juive :

L’homme ou la personne dans l’Ancien Testament est le plus souvent déterminé en tant que corps
Le nom d’Adam vient d’adama qui signifie « terre », « champ ». On est en plein dans l’affirmation de la matérialité de l’homme. C’est sans complexe que La Parole de Dieu dit que les hommes sont constitués de matière. Il ne s’agit pas d’un accident, il n’a jamais été question quel’homme existe en dehors de sa corporéité, en dehors d’une incarnation physique.
Abraham fait référence à l’humilité de son statut d’être corporel devant l’Eternel lorsque, plaidant pour Sodome & Gomorrhe, il dit : « mais je ne suis que poussière & cendre ». L’humanité est désignée par le terme kol basar, toute chair (Esaïe 66).
Originairement la personne se définit d’emblée par sa présence au mondecréé, donc par son existence corporelle.

Pas dualisme
Aucun passage biblique pour ainsi dire ne sépare l’essence corporelle de l’homme de son esprit (exception Ecclésiaste 12:7).
Il n’est donc pas étonnant de ne trouver aucun mépris du corps dans les sources juives anciennes. Même si les commentaires & les pratiques juives ont fixé des bornes à la vie matérielle & aux jouissances corporelles, onne trouve pas, dans le judaïsme normatif, de jugement mauvais sur le corps en tant que tel.
L’homme tient son corps de Dieu & ce corps doit accomplir une mission que le Créateur lui a confié.

Les conceptions concernant la vie dans l’au-delà étaient partagées dans la littérature talmudique, entre une vision concrète & une plus abstraite. Sous l’influence de la redécouverte de la philosophiegrec (dualisme Aristote), certains penseurs juifs médiévaux (Maïmonide comme le musulman Averroès) ont dévalué le corps au profit de la notion d’âme. Néanmoins, le Talmud exclut de la félicité éternelle ceux qui ne croient pas en la résurrection des corps, de plus l’une des 18 bénédictions quotidiennes rend hommage au Dieu « résurrecteur des morts ». Il s’agit de bons indicateur de la convictionselon laquelle la vie à venir sera physiologique.

3 notions fondamentales dans la problématique du corps : sexualité, shabbat & règles alimentaires
- La sexualité
La circoncision est vue comme le plus fort exemple en faveur du corps puisque c’est le moyen par lequel Dieu appose la marque de son alliance avec son peuple. La circoncision manifeste la pureté, l’incirconcision l’impureté.
Le toutpremier ordre, qui est celui de la procréation, & l’institution de l’union homme/femme, quittant leurs parents & devenant une seule chair, promeuvent autant qu’ils encadrent la sexualité, dès les tout premiers chapitres de la Torah.

- Le Shabbat
Ce repos cyclique, à l’image de la Genèse, rapproche le fidèle de son Créateur faisant ainsi de lui son associé qui a pour vocation de...
Lire le document complet

Veuillez vous inscrire pour avoir accès au document.

Vous pouvez également trouver ces documents utiles

  • « La religion est l’opium du peuple » qu’en penser vous ?
  • La place du corps dans les différentes religions
  • Des difficultés de lecture des élèves : ce qu’en disent des chercheurs et des enseignants
  • Les Blancs disent...
  • qu'en pensez vous?
  • Suis-je un corps ou ai-je un corps ?
  • Corps
  • Le corps

Devenez membre d'Etudier

Inscrivez-vous
c'est gratuit !