Le déchet

Pages: 5 (1020 mots) Publié le: 11 janvier 2012
C'était vendredi soir, encore une journée de dure labeur s'était achevée. Comme tous les vendredi soir, Marta et moi étions paisiblement allongés sur le canapé, enlacés comme deux amours nouveaux. Je dis bien comme, car ça faisait bientôt 15 ans que nous étions mariés. Nos deux enfants, Martine et Adrien dormaient.
Je me sentais bien. J'écoutais le tic-tac régulier de la grande pendule quisurplombait notre salon, ainsi que l'agréable bruissement que faisait le bois brûlant dans la cheminée. Cette dernière jetait une agréable lueur dorée sur les meubles de la pièce. De temps à autre, je chuchotais quelques mots doux à l'oreille de Marta, qui m'écoutait avec attention. Cette ambiance était tellement agréable que je finis par m'endormir tranquillement.
Mais je fus brusquement réveillélorsque la pendule sonna minuit. Marta était allée se coucher et je me retrouvais à présent seul dans le salon qui me semblait dès lors immense car plus aucune lumière ne l'éclairait.
Je me souvins alors d'un détail important. J'avais oublié de sortir les poubelles. Je me précipitai alors vers mes chaussures, mis ma veste ainsi qu'un bonnet, car il faisait très froid en cette période d'hiver.Je suivais maintenant le long corridor menant à la porte d'entrée tout en tâtant les murs pour éviter toute chute dut à l'obscurité. Je me dirigeais vivement vers la rue tout en ayant pris soin d'attraper au passage la poubelle. Je la posai, puis je m'arrêtai un instant sur la route.
Tous les lampadaires étaient éteints et un épais brouillard m'enveloppait. Je pouvais à peine distinguer mespieds. Mais je restais là, immobile au milieu de la chaussée. On entendait au loin le croassement d'un corbeau.
Mais tout à coup, je vis comme deux gros yeux lumineux. Ils avançaient vers moi. Et en un éclair de temps, ils se trouvèrent à côté de moi. Le choc fut inévitable. Je fus projeté dans les aires et je me fracassai contre les poubelles. Je relevai la tête et c’est alors que je la vis ; cellequi m’avait renversé. Je ne vis pas son conducteur. Elle ne s’arrêta pas, et disparu aussi vite qu’elle était apparu.
De chance, je n’avais rien. Cependant, je me sentait étrangement oppressé. Mais c’est alors que les croassements de corbeaux devinrent plus forts, ils se rapprochèrent et il y en avait de plus en plus, de plus en plus, de plus en plus…Jusqu’à ce qu’ils deviennent un horriblebourdonnement uniforme. Ce bourdonnement ne partait pas, il me hantait, hantait ma pensée.
Je poussas un cri de désespoir, et me bouchant les oreilles avec les mains je me mis à ramper vers la maison. Le bourdonnement s’amplifia encore. Ma tête était prête à exploser.
Je réussis tout de même à rentrer et me coucher, mais je ne trouvais point le sommeil car toute la nuit je ressentais d’effroyablesdouleurs dans le cœur et les poumons. Mon agonie était interminable.
Le lendemain, la vie avait enfin retrouvée son cours habituel. Mais j’étais surpassé par les évènements.
Ma femme et mes enfants prenaient déjà leur petit déjeuner. Je me joignis à eux mais je n’évoquais rien au sujet de la nuit passée.
Je buvais mon café, et je pris soin de verser un grand vers de laid aux enfants pendantque de l’autre main je tartinais un pain de beurre.
Mais soudain la douleur au cœur reprit et je laissai tomber la bouteille de laid sur mon T-shirt. C’est alors que je me rendus compte de ce que j‘avais fait. Je venais de verser de l’eau de Javel à mes enfants.
Ils se mirent à cracher du sang. Martine s’écroula. La douleur cardiaque s’accentua encore. Puis se fut au tour d’Adrien des’évanouir. Marta, affolée, se jeta à leur secours. Mais elle trébucha et s’affala sur moi. Elle ne bougeait plus. Je lui avais planté le couteau de beurre dans la poitrine. Le mal de cœur cessa. Le souffle de Marta et des enfants aussi. J’étais à bout, je venais d’assassiner ma famille. Ils étaient morts, leurs cadavres gisaient là, devant moi, tout en sang. Je n’avais même plus la force de pleurer....
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