Le mal est la perversité d'une volonté qui se détourne du bien.

Pages: 7 (1506 mots) Publié le: 13 février 2011
Dissertation de philosophie

Dans Les Confessions, St Augustin a écrit : « Le mal est la perversité d'une volonté qui se détourne du bien. »

La difficulté d'appréhender le mal en lui même vient d'abord de sa nature privative, la mal est conçu d'emblée comme le défaut, le contraire, le négatif du bien. Autrement dit, le mal représente l'inversion, la perversion d'une valeur qui luipréexiste, sans laquelle il n'a aucun sens. Le mal est un élément du manque. Le mal comme élément du manque pose donc le problème de l'origine du mal. La mal prend-t-il son origine dans la volonté de l'homme ou nait-il d'une ignorance des valeurs? Nous verrons dans une première partie que le mal est une volonté, un choix qui se détourne du bien, puis nous verrons que le mal peut être involontaire etprovenir d'une ignorance, enfin nous constaterons que la dualité de la nature de l'homme peut être à l'origine d'une méconnaissance de l'existence du bien.

Le mal, c'est d'abord une volonté, une intention de nuire, c'est une liberté, un choix qui se détourne du bien. Le mal dans Shakespeare c'est la volonté humaine qui se prend elle même pour fin, la volonté de Macbeth devient le seul critèred'évaluation. L'existence de la liberté de choix est illustrée dans Macbeth de par le fait que ce dernier est sujet à un profond débat intérieur avant de passer à l'acte, mais il aboutit finalement à la décision de commettre cette « terrible action », il renverse l'ordre naturel des choses, par choix, créant ainsi le mal, et il se retrouve entrainé à sa perte par la perversion du meilleur de lui même,à partir d'un homme pourvu de toutes les valeurs va se créer le pire des hommes, c'est la métamorphose des contraires. Lady Macbeth, elle, représente la stratégie du mal, l'intention de nuire, elle veut neutraliser le bien: « à la pitié interdisez accès et passage », on assiste à la construction d'un personnage insensible, à la perversion de sa propre nature, elle veut se rendre insensible à sespropres sentiments.
Le bien est incapable de se présenter comme le seul motif de la volonté. Pour Thérèse, le bien ne peut être un motif d'action, une vie menée par le bien serait une vie d 'ennui ou une vie hypocrite, pour elle, le bien n'a pas de consistance il ne procure aucun plaisir, c'est le mal qui donne du relief au monde. Thérèse est l'exemple radical de la perversion et del'immoralité, c'est la personnification du mal. Thérèse ne fait pas le mal par ignorance mais par pure volonté, elle met en place toute une stratégie pour réaliser le mal, elle veut le mal et elle aime le mal.
Selon Rousseau, l'homme possède une « bonté naturelle », c'est à dire une prédisposition naturelle à vouloir le bien, le mal, c'est le choix, la volonté d'une perversion et celui qui choisit le maln'engendre que sa mort morale: « Le malheureux ne se sent plus, ne vit plus, il est déjà mort. » La volonté du mal se vit dans l'aliénation de la raison.


Le mal peut aussi provenir d'une absence de volonté du mal, le mal peut provenir de l'ignorance du mal. L'ignorance peut être à l'origine du mal. Nous parlons ici bien sur de l'ignorance non pas comme manque de connaissances mais del'ignorance comme monde où il n'y aurait pas de principe pour hiérarchiser les valeurs, un monde sans ordre. L'ignorance implique l'absence de conscience morale qui définit le bien, juge les actions. Selon St Augustin, le bien c'est l'obéissance de l'ordre, c'est se soumettre à l'ordre chrétien. La morale chrétienne représente le culte de l'obéissance, c'est la soumission à une volonté supérieure: lavolonté de Dieu. Ainsi l'ignorance de cette ordre supérieur implique sa transgression ne peut donc qu'engendrer le mal. En effet, l'absence de tout principe de hiérarchie engendre la confusion, l'inversion et la neutralisation des valeurs. Rousseau défend l'idée d'ordre, selon lui les matérialistes détruisent toute idée d'ordre, tous les principes divins, l'homme est dénaturé par une société...
Lire le document complet

Veuillez vous inscrire pour avoir accès au document.

Vous pouvez également trouver ces documents utiles

  • Sujet : dans les confessions, saint augustin écrit : « le mal [...] est la perversité d'une volonté qui se détourne du bien....
  • le mal et le bien
  • Mal et bien
  • Mal et bien
  • Le bien et le mal
  • Bien / mal
  • Bien et mal
  • Bien/mal

Devenez membre d'Etudier

Inscrivez-vous
c'est gratuit !