Le mercantilisme et la physiocratie

3578 mots 15 pages
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UNIVERSITÉ PARIS 7 DENIS DIDEROT UFR GHSS LICENCE SES - 1e année

Introduction à l'analyse économique
Cours de Christophe DARMANGEAT

T rav aux dirigés - do ssier n°2

Contenu du dossier : 1. Le Colbertisme (Cornelius J. JAENEN), 1964, extraits 2. Analyse de la formule arithmétique du Tableau économique de la distribution des dépenses annuelles d'une nation agricole (Jean-Baptiste QUESNAY), 1766. Extraits. 3. Transition et pensée économique dans l'histoire (Gilles DOSTALER), 1964

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Texte 1 - Cornelius J. JAENEN Le Colbertism e (1964)

Le premier principe de ce mercantilisme se rattacha à la notion d'une économie statique. On croit fermement qu'on ne peut augmenter la fortune de l'état qu'en même temps l'on ôte la même quantité d'argent aux États voisins. Principe d'antagonisme qui voulait que ce que l'un gagnait l'autre le perdît. Autrement dit, tout avantage commercial de la France représenterait pour les autres pays des dommages correspondants. Aussi longtemps que l'Espagne et les ProvincesUnies seraient fortes, la France ne le serait point. Pour augmenter la quantité d'argent qui circulait dans le commerce Colbert proposa trois choses : « Augmenter l'argent dans le commerce public en l'attirant des pays d'où il vient, en le conservant au dedans du royaume et empeschant qu'il n'en sortist, et donnant des moyens aux hommes d'en tirer profit. » Sa conclusion exprime bien sa doctrine : « Comme en ces trois points consiste la grandeur, la puissance de l'Estat et la magnificence du Roy par toutes les dépenses que les grands revenus donnent occasion de faire, qui est d'autant plus relevée qu'elle abaisse en mesme temps tous les Estats voisins. » Cette idée capitale, d'où provientelle ? En partie du principe de l'enrichissement par l'accumulation des métaux précieux. La conviction de Colbert est que l'argent constitue la richesse d'un État, et que seule l'abondance de l'argent fait sa grandeur et sa puissance. « (…) le bon estât des finances et

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