Le problème de la mémoire dans vie de henry brulard (stendhal)

3818 mots 16 pages
Quand Henri Beyle, plus connu de nous sous le pseudonyme de Stendhal, entreprend la rédaction de ses mémoires, Vie de Henry Brulard, il est âgé de cinquante deux ans. Son enfance est loin derrière lui, et sa mémoire n’a bien évidemment pas pu garder tous les événements de sa vie intacts, pourtant il parvient à faire ressurgir de l’oubli une grande partie de son enfance, sa jeunesse, et de sa vie en général. Il semble parvenir assez efficacement à surmonter l’oubli naturel dû au temps et remonter dans sa mémoire. Nous pouvons donc, à la lecture de ce texte, nous interroger sur le travail qu’effectue l’auteur pour vaincre l’amnésie.
Pour apporter une réponse à cette question, nous étudierons dans un premier temps en quoi il y a effectivement amnésie dans l’œuvre, y compris après ce travail de mémoire. Nous verrons ensuite les raisons pour lesquelles Stendhal entreprend ce travail sur le souvenir, et donc plus précisément ce sur quoi il concentrera son travail contre l’amnésie. Et enfin, nous nous pencherons sur les méthodes utilisées et les techniques de l’écrivain pour ramener ses souvenirs à la surface.

C’est le principe même de l’écriture de mémoires que de remonter dans le passé. Et bien sûr, plus les souvenirs se rapportent à une époque éloignée dans le temps, plus ils sont imprécis. Mais Stendhal assume tout à fait cette part d’imprécision, d’incertitude, et va même assez souvent jusqu’à avouer son oubli complet de certains événements. Il ne prétend pas retranscrire les événements de façon précise et complète. Ainsi, il nuance à longueur de texte l’exactitude de ses souvenirs par des formules telles que « Il me semble que », extrêmement nombreuses, dont il serait difficile de relever toutes les occurrences. Il met de cette façon l’éventuel lecteur en garde à propos de la précision de ce qui est évoqué, et ne donne pas les faits comme absolument certains. Nous pouvons percevoir, dans ce doute constant, la difficulté à se souvenir qu’éprouve l’auteur, et

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