Le roman : c’est un miroir que l’on promène le long du chemin stendahl

Pages: 6 (1265 mots) Publié le: 31 décembre 2011
CORRECTION DE LA DISSERTATION SUR LE ROMAN

Sujet : On dit souvent que le roman est le reflet de la société. Vous discuterez cette affirmation en vous appuyant sur les textes du corpus et sur les romans que vous avez lus et étudiés.
Référence à une citation de Stendhal : « Le roman : c’est un miroir que l’on promène le long du chemin » (Le Rouge et le Noir).
* Métaphore du miroir reprisepar le terme de « reflet » (image réfléchie ; image, représentation affaiblie/ écho, imitation) = métaphore traditionnelle pour désigner la représentation, la mimèsis.
* Métaphore du chemin = espace assez ordinaire et neutre, où n’importe quoi peut surgir. On parle souvent du chemin de la vie. Ainsi l’on désigne la réalité.
* La société = ensemble des individus entre lesquels existent desrapports durables et organisés, le plus souvent établis en institutions et garantis par des sanctions ; milieu humain par rapport aux individus, ensemble des forces du milieu agissant sur les individus.
* Le roman est une représentation objective de la réalité.
* Vaste question du réalisme au XIXe siècle, du roman expérimental aux thèses naturalistes ;
* La question du romanexistentialiste ;
* L’hyperréalisme du nouveau roman au XXe siècle
* Qu’est-ce qu’un chemin ? un chemin où l’on se promène ? Quel rapport au temps est-ce que cela implique ? Temps linéaire ? De la naissance à la mort ? Le roman, récit d’un « chemin » biographique ?
* Qui est ce « on » qui promène ce miroir ? Il renvoie au romancier : romancier absent, n’intervenant pas dans son roman, ilse contente de se promener le long d’un chemin.
* Cette promenade métaphorique peut alors désigner le fil narratif et la position du narrateur dans sa narration.
Antithèses : Un miroir que l’on promène le long d’un chemin, ce n’est pas :
* un miroir que l’on promène dans l’esprit d’un psg (roman d’introspection) ;
* ni dans des espaces imaginaires (roman utopique, pastoral) ;
*ni dans des espaces extraordinaires (roman de chevalerie, roman d’aventures) ;
* un miroir que je fixe sur ma conscience, voire mon inconscient (roman autobiographique ; monologue intérieur).
En définissant le roman au moyen du concept de la mimèsis, il veut garantir son sérieux :
* sérieux esthétique (le concept vient d’Aristote : le roman n’est pas fantasmagorie informe, mais imitationorganisée, mise en forme fictive de la réalité) ;
* sérieux moral (le roman n’est pas une fantaisie gratuite, il apprend à connaître la vie, le réel, puisqu’il fournit des informations sur la réalité du temps).

Introduction :
Contrairement à certains genres littéraires fortement réglés, telles la tragédie ou la poésie, le roman apparaît comme un genre qui échappe à tout effort decodification. Des théories du roman n’en ont pas moins été élaborées. C’est ainsi qu’au XIXe siècle, Stendhal en a proposé une définition : « Le roman : c’est un miroir que l’on promène le long d’un chemin. » Empruntant à Aristote, par la métaphore du miroir, son concept de mimèsis, Stendhal définit donc le roman comme une représentation, une imitation de la réalité, et semble insister par là sur savaleur cognitive : caché derrière le miroir dans la figure du pronom indéfini « on », le narrateur essaie de capter la réalité de la façon la plus objective possible. Nous verrons dans un premier temps comment ce souci réaliste peut en effet définir l’esthétique romanesque dans sa spécificité. Mais la définition de Stendhal, en condamnant le narrateur à l’objectivité impersonnelle, semble écarter duroman l’expression de la subjectivité. Or, quand on parle de chemin, on pense souvent à la vie, au destin individuel. De fait, dans les romans, la réalité n’est-elle pas le plus souvent représentée à travers un vécu biographique, la profondeur d’une conscience, les errances d’une subjectivité ? Cette question nous amènera, dans un dernier temps, à nous interroger sur la frontière entre réalité et...
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