Le personnage de dubois dans l'odyssée

1697 mots 7 pages
Le personnage de Dubois« Dubois unit à un sang-froid imperturbable l’enthousiasme le plus chaleureux. Omniprésent, il met en scène son assurance et cultive avec tant d’humour son rêve de superpuissance qu’il désamorce ce qu’il pourrait y avoir de déplaisant dans son rôle : cet homme de main est un esthète…il est la projection de l’auteur dans sa pièce. Suivant la logique du poète, son intervention était indispensable pour qu’au plein moment de la « comédie larmoyante » le sentiment pût enfin triompher …afficher plus de contenu…

Ce lexique est particulièrement impérieux lorsqu’il s’agit d’Araminte. Mode d’énonciation : On remarque l’emploi fréquent chez Dubois de l’indicatif futur, de l’impératif, par lesquels s’énonce une capacité de disposer du futur et d’autrui. Le discours de Dubois contient aussi les marques de la désinvolture qui révèlent sa parfaite maîtrise de l’action. Rapport à l’action : Dès le début de la pièce se révèle le projet de Dubois. L’action telle qu’elle se déroule coïncide avec le déroulement du projet. Les événements inattendus sont rares, et quand le hasard intervient il va dans le sens du projet de Dubois. L’évolution d’Araminte dépend des interventions de Dubois. Les commentaires épisodiques de Dubois, « nous voilà embarqués, poursuivons » (Acte I, scène 2), « Voici l’affaire dans sa crise » (Acte II, scène 16), « Allons, voilà qui est parfait » (Acte III, scène 9) enferment l’action dans le cadre strict de ce que sa seule volonté a mis en place. À travers tous ces éléments, Marivaux a rendu visible dans sa dramaturgie, le caractère puissant du domestique Dubois. Par la distribution de ses interventions scéniques, les caractéristiques majeures de son discours, le rôle central qui lui est dévolu dans l’intrigue, Dubois concurrence l’intérêt du spectateur pour l’aventure sentimentale des maîtres . III _ Un personnage noir Dubois possède une autonomie et une perversité dans le comportement qui l’inscrivent en rupture avec les valets antérieurs, notamment Scapin et Sganarelle. Le manipulateur : Dubois conduit les autres personnages à des situations in extremis qui les mettent en demeure de révéler leur univers intérieur. Il les met également en situation de souffrance, ou les conduit à afficher leur fragilité : « Votre douleur n’en a paru que plus vraie » propose Dubois avec cynisme à Dorante cerné d’inquiétude , Acte III, scène 1. De plus, il réduit Marton à un rôle de pion, comme le montre bien la fin de l’Acte II : il la fait apparaître à la scène 16, ne s’attardant à aucune considération vis-à-vis des sentiments respectifs d’Araminte et de sa suivante. Véritable metteur en scène au sein du spectacle, il distribue les rôles au gré de sa volonté. L’ambiguë figure du père :À la fin de la comédie, Dubois s’écrie « Je mériterais bien d’appeler cette femme-là ma bru ». Il semble montrer ainsi combien son rapport à Dorante peut se lire comme un attachement d’ordre paternel. De fait, dès le début de la pièce, plusieurs expressions soulignent son affection à l’égard de Dorante : « Vous êtes un excellent homme, un homme que j’aime… » (Acte I, scène 2). La succession des épreuves qu’il fait subir à Dorante, épreuve morale, sociale, sentimentale peut aussi se lire comme une succession d’étapes initiatiques par lesquelles le père soumet le fils à l’apprentissage social. Dorante se présente enfin comme un personnage dont le vrai père est absent, dont le tuteur est plus soucieux de sa propre indépendance que de l’entretien de son pupille. Dubois fait alors figure de substitut crédible. La misogynie :Cette image s’accompagne d’une attitude de quasi-rejet à l’égard de l’univers féminin : Dubois par les expressions qu’il emploie montre qu’il fait d’Araminte une proie dont il veut la totale reddition : « Fierté, raison et richesse, il faudra que tout se rende » (Acte I, scène 2), « Oh ! oui : point de quartier. Il faut l’achever pendant qu’elle est étourdie » (Acte III, scène 1).Par ces éléments, Dubois vaut comme une image anticipée de Vautrin (héros de Balzac) : il accompagne et dirige le jeune homme au cœur d’un cheminement dont l’enjeu matrimonial, sous couvert d’être la victoire des cœurs émus, reste l’intérêt matériel, l’enrichissement. Il met en œuvre son plan à partir d’une connaissance tant de l’être que du fonctionnement social. Il vit de la jouissance par procuration, à partir du spectacle qu’il construit de toutes pièces, et dont les acteurs, ceux que …afficher plus de contenu…

Le manipulateur : Dubois conduit les autres personnages à des situations in extremis qui les mettent en demeure de révéler leur univers intérieur. Il les met également en situation de souffrance, ou les conduit à afficher leur fragilité : « Votre douleur n’en a paru que plus vraie » propose Dubois avec cynisme à Dorante cerné d’inquiétude , Acte III, scène 1. De plus, il réduit Marton à un rôle de pion, comme le montre bien la fin de l’Acte II : il la fait apparaître à la scène 16, ne s’attardant à aucune considération vis-à-vis des sentiments respectifs d’Araminte et de sa suivante. Véritable metteur en scène au sein du spectacle, il distribue les rôles au gré de sa volonté. L’ambiguë figure du père :À la fin de la comédie, Dubois s’écrie « Je mériterais bien d’appeler cette femme-là ma bru ». Il semble montrer ainsi combien son rapport à Dorante peut se lire comme un attachement d’ordre paternel. De fait, dès le début de la pièce, plusieurs expressions soulignent son affection à l’égard de Dorante : « Vous êtes un excellent homme, un homme que j’aime… » (Acte I, scène 2). La succession des épreuves qu’il fait subir à Dorante, épreuve morale, sociale, sentimentale peut aussi se lire comme une succession d’étapes initiatiques par lesquelles le père soumet le fils à l’apprentissage social. Dorante se présente enfin comme un personnage dont le vrai père est absent, dont le tuteur est plus soucieux de sa propre indépendance que de l’entretien de son pupille. Dubois fait alors figure de substitut crédible. La misogynie :Cette image s’accompagne d’une attitude de quasi-rejet à l’égard de l’univers féminin : Dubois par les expressions qu’il emploie montre qu’il fait d’Araminte une proie dont il veut la totale reddition : « Fierté, raison et richesse, il faudra que tout se rende » (Acte I, scène 2), « Oh ! oui : point de quartier. Il faut l’achever pendant qu’elle est étourdie » (Acte III, scène 1).Par ces éléments, Dubois vaut comme une image anticipée de Vautrin (héros de Balzac) : il accompagne et dirige le jeune homme au cœur d’un cheminement dont l’enjeu matrimonial, sous couvert d’être la victoire des cœurs émus, reste l’intérêt matériel, l’enrichissement. Il met en œuvre son plan à partir d’une connaissance tant de l’être que du fonctionnement social. Il vit de la jouissance par procuration, à partir du spectacle qu’il construit de toutes pièces, et dont les acteurs, ceux que leur naissance, et leur fortune assignent au pouvoir, sont devenus des marionnettes. IV -L’ambiguïté du personnage Le personnage de Dubois évolue à l’intérieur de la comédie.*Dès la scène 2, de l’acte I Dubois présente un double visage : zélé et empressé à l’égard de Dorante, il se montre beaucoup plus expéditif à l’égard d’Araminte. Dans la tirade finale de cette scène, il évoque le mérite de Dorante, en délivre par là une image positive, et en revanche se contente de citer l’humeur d’Araminte, laquelle est très sensible aux apparences flatteuses.*Son comportement tout au long des actes II et III l’expose à des dénonciations péjoratives : pour Arlequin, il apparaît comme une « race de canaille » (Acte II, scène 10), pour Araminte il est « un méchant valet » (Acte III, scène 9). Ces éléments qui contredisent l’image plus lumineuse de Dubois dans l’Acte I, confèrent au personnage une complexité trouble. *Quant à son pouvoir, il n’est pas sans incertitude : Dubois n’existe qu’à travers la ruse qu’il conçoit et qu’il met au service de l’être amoureux de ses maîtres. À la fin de l’Acte III, Arlequin est le seul auditeur de son discours de triomphe. Dans les deux premières scènes de l’Acte I, la juxtaposition Dubois-Arlequin était efficace pour montrer l’originalité et la puissance de Dubois au sein de l’univers domestique. Tout se passe comme si la comédie se terminait sur un enfermement de Dubois dans le monde qui est le sien, celui des valets, n’ayant d’interlocuteur vrai que l’un de ses pairs, définitivement interdit de partager un bonheur dont il est l’auteur. De fait, il n’est pas question de lui dans la scène 12 l’Acte III, la scène qui voit la réalisation de son projet. Le discours de Dorante l’y réduit à statut de subordination anonyme : « Tous les incidents qui sont arrivés partent de l’industrie d’un domestique… » Le nom même de Dubois par quoi s’écrit dans cette pièce sa distinction a disparu. sneer ss en
See eres

Smee teg emg a gaan enronomdn cued tea ugmnonvers ey eter,

‘sanoesupsiy a lo dng aos inna apne tom
‘ies famene pe punee tafe Sees cpa eg aeeere
Sebel Noob step tosrtermeret ptm sats eee aes conmodnmn seaapiy Laan hp yep astonspereer ane
‘top any savor op re ppp mc BL
‘Wectet inesabonidemertse om sten etree:
‘omc "cca py cory tons mseed EA fo en
"Srinci nets sp se assem ed a rea aaa leceeel a eee soni ne eo at

apap wm sess rap gob foe sun etna sn eh taneous rend wees np tora ote

exe osu se set ony wo
{ecstSdopmaana 93 one hw NO

Ses ee eek

epson wn pd nasa ip oh a gd sats slstaeeataata any enchant tn in Set aay Sees ov onochato at y-tenarta migsnse eres apt etapa sta tenstat ga Cmivemprant camels
‘gre nye ne
‘eg ra came enna eer

syoqna ap ateuuossed

en relation

  • Compte rendu del'odyssée
    784 mots | 4 pages
  • Héros et personnages: L'Odyssée
    11395 mots | 46 pages
  • l'odyssée iliad
    7564 mots | 31 pages
  • La Nouvelle Vague Et La Contestation
    2054 mots | 9 pages
  • Le sati
    4544 mots | 19 pages
  • Maxi95
    3256 mots | 14 pages
  • Les débuts du cinéma.
    4808 mots | 20 pages
  • Le néo-classicisme
    4189 mots | 17 pages
  • Histoire
    28881 mots | 116 pages
  • Introduction idée européenne
    30841 mots | 124 pages