Lecture analytique du poème « hymne à la beauté ».

1566 mots 7 pages
Lecture analytique du poème « Hymne à la beauté ». Questions. La définition que donne Baudelaire de la beauté est-elle conventionnelle ? En quoi ce poème est-il une fleur du mal ? Présentation. Ce poème s’intègre à une série de poèmes de la section « Spleen et Idéal », où Baudelaire cherche à définir l’essence du beau et sa conception du poète et de la poésie (« L’Albatros » et « Correspondance »). Baudelaire présente d’abord la beauté sous un visage ambigu et même contradictoire. Il montre ensuite la fascination qu’elle exerce sur lui, ce qui donne lieu à un véritable hymne à la beauté. Mais cette beauté toute-puissante est aussi de nature démoniaque, c’est pourquoi l’on peut parler de la beauté comme étant une Fleur du mal. I La nature et l’origine de la beauté. Baudelaire cherche d’abord à définir l’origine de la beauté et son origine. Elle se présente d’emblée comme un mystère qu’on ne cesse d’interroger. Dès le premier vers, l’auteur demande « Viens-tu du ciel profond ou sors-tu de l’abîme ». Cette question revêt un caractère obsessionnel. On la retrouve posée en des termes presque identiques au vers 9 : « Sors-tu du gouffre noir ou descends-tu des astres ? ». On remarque que la beauté semble presque toujours émerger d’une profondeur « ciel profond », « abîme », « gouffre noir ». L’allusion à une profondeur ténébreuse souligne son origine obscure. Son origine oscille continuellement entre le bien et le mal. Une série d’images représentent cet antagonisme : l’opposition entre le haut et le bas «ciel profond/abîmes», v.1; ténèbres/lumière «gouffre noir/ «astres», « ciel »/enfer, v .21, « Dieu/Satan », v. 25. Baudelaire définit le beau de façon paradoxale. Une série d’alliances de mots prouve la nature contradictoire de la beauté. Son regard est « infernal et divin », v.2 ; elle verse confusément « le bienfait et le crime », v.2 ; elle verse confusément « le bienfait et le crime », v.3

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