Les envois de fonds desmigrants vers leur pays

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DÉVELOPPEMENT
On aurait pu croire que la crise et la montée du chômage auraient freiné les envois d’argent des migrants vers leur famille restée au pays. Non seulement ce n’est pas le cas, mais les transferts d’argent sont en hausse, selon un rapport que vient de publier la Banque mondiale. Les envois d’argent sont passés de
372 milliards de dollars en 2011 à
399 milliards en 2012 (projection).
« Contre toute attente, nous n’avons décelé aucun signe montrant un retour des migrants dans leur pays d’origine, même lorsque la crise financière a réduit les opportunités d’emploi aux Etats-Unis et en
Europe, etquenombredepays,dont l’Espagne, ontmis en place des incitations financières pour encourager le retour des migrants », indique l’undes auteursde l’étude, Ibrahim
Sirkeci, professeur auRegent’sCollege de Londres. Pendant la crise, alors que l’aide extérieure était à la baisse et que les investissements étrangers diminuaient, « les envois de fonds des migrants ont continué de fournir régulièrement des devises aux économies endéveloppement », se félicite le vice-président de la
Banquemondialepourlaluttecontre
la pauvreté,Otaviano Canuto.
Seule l’année 2009 a marqué un recul des envois de fonds,mais il a été limité (voir graphique). Cette
« résilience »desenvoisdefondsest
« une bonne nouvelle » pour les pays en développement, selon la
Banquemondiale,qui y voit « l’une des sources de devises les moins volatiles » et, dans la plupart des cas, « l’unique ressource dont la famille restée au pays dispose pour vivre ».
Premier destinataire : l’Inde
Tous les pays récepteurs de fonds ne sont cependant pas logés à la même enseigne. L’Asie du Sud et l’Asie de l’Est, dont les émigrés sont installés aux Etats-Unis, en Europe ou dans le Golfe, ont continué d’enregistrerunehaussedesenvois de fonds, l’Inde étant le premier destinataire des transferts en 2011
(64milliardsdedollars).Tandisque
l’Amérique latine et les Caraïbes,

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