Les ong et leur inf luence dans

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François RUBIO* depuis une trentaine d’années, en France, le sigle ONG, occupe une place médiatique importante. Les « French Doctors » en sont l’emblématique représentation dans l’imaginaire de l’opinion publique. Derrière ce sigle, sans définition précise, ceci d’ailleurs expliquant cela, on y trouve tout à la fois de puissantes organisations qui gèrent plusieurs dizaines de millions d’euros ou de dollars par an dans des programmes internationaux, la plus importante étant aujourd’hui WorldVision avec un budget dépassant le milliard de dollars, des organisations regroupant quelques dizaines de militants sans véritable financement comme certains mouvements alter mondialistes, des institutions presque millénaire comme l’Ordre de Malte créée en
1099 à Jérusalem ou des regroupements passagers apparus il y a quelques mois pour alerter l’opinion publique sur un drame international comme « Urgence Darfour ».
Entre défense de l’environnement, urgence humanitaire, droits de l’homme, lutte contre la corruption, justice internationale, développement, micro crédit etc
Les lignes de lecture et de fracture sont nombreuses. Néanmoins cette présence durable témoigne, au moins, de la volonté des citoyens de prendre leur destin en main et de peser sur les relations interétatiques. Au total ce « monde » est peu ou mal connu particulièrement en France.
En effet, la vision franco française de la société civile nous a longtemps réduit le champ d’observation des ONG à la naissance au Biafra en 1967 du mouvement des « french doctors » et donc à l’humanitaire d’urgence. Il n’est d’ailleurs qu’à voir le peu de traces que les grandes catastrophes naturelles récentes ont laissé dans la mémoire collective opposé aux sillons que les guerres ont creusé pour mesurer la déformation des événements en termes quantitatifs à exception du tsunami de décembre 2004
Qui se souvient aujourd’hui du terrible raz de marée qui submergea le
Bangladesh et fit plus de 300.000 morts alors

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