les plantes parasites

Pages: 14 (3283 mots) Publié le: 6 juillet 2014
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Futura-Sciences

22/10/2004 - Par
Georges Sallé, Biologie Végétale

Les plantes parasites
Les plantes parasites représentent un véritable danger pour de nombreuses cultures vivrières et
essences ligneuses des zones tempérées et tropicales. Leur mode de vie parasitaire provoque des
pertes de rendement souvent considérables.Chapitre 1/8 - Les plantes parasites
Les plantes parasites représentent un véritable danger pour de nombreuses cultures vivrières et
essences ligneuses des zones tempérées et tropicales. Leur mode de vie parasitaire provoque des
pertes de rendement souvent considérables. Après avoir rappelé les bases de leur organisation,
quatre exemples, dûment choisis(gui, cuscute, striga et orobranche) illustrent les principales
tendances biologiques observées chez ces plantes.
La présentation se termine par une mise en garde concernant les risques que représentent les graines
des plantes parasites épirhizes et par une brève présentation des principales méthodes de lutte
envisageables pour empêcher leur extension.

Chapitre 2/8 -Introduction
Généralement, les végétaux sont caractérisés par leur autotrophie, c'est-à-dire la capacité de
synthétiser les molécules organiques à partir d'éléments simples (CO2 , H2 O, lumière). Ces synthèses se
font grâce à la photosynthèse qui a lieu dans les organes chlorophylliens.
Cependant, au cours de leur évolution, certaines plantes Phanérogames (environ 4000espèces) ont perdu leur
autotrophie et sont devenues des parasites d'autres plantes supérieures désormais appelées plantes hôtes. Elles y

Source : http://www.futura-sciences.com/magazines/nature/infos/dossiers/d/botanique-plantesparasites-481/

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puisent les nutriments dont elles ont besoin.
Le parasitisme aentraîné le développement d'un organe particulier, le suçoir ou haustorium qui
représente un pont structural et physiologique permettant le transit des substances nutritives de
l'hôte vers le parasite. Le suçoir assure également la fixation du parasite sur l'hôte.

Cérémonial de la cueillette du gui sur un chêne par les druides. Le gui ne devait pas tomber à terre souspeine de perdre
ses vertus.
© Roger Viollet

Selon leur niveau d'hétérotrophie, on distingue les plantes hémiparasites chlorophylliennes, partiellement parasites car
capables de réaliser la photosynthèse et les plantes holoparasites totalement dépourvues de pigments
photosynthétiques et donc tributaires de leur hôte pour les substances carbonées, l'eau et les sels minéraux.Selon leur niveau de fixation sur l'hôte, on distingue les plantes parasites épiphytes implantées sur les parties aériennes
de leurs hôtes et les plantes parasites épirhizes, fixées sur le système racinaire des plantes hôtes.
Dans cette présentation nous considérerons 4 plantes illustrant les 4 possibilités de parasitisme : le gui, les
cuscutes, les striga et les orobanches.Source : http://www.futura-sciences.com/magazines/nature/infos/dossiers/d/botanique-plantesparasites-481/

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Cas d'une plante parasite épirhize. La flèche épaisse indique le détournement de la sève brute vers le parasite. Noter
l'existence de connexions directes entre le xylème de l'hôte et celui du parasite. Absence deconnexion phloémiennes.
© Georges Sallé

Pour les Gaulois, le chêne symbolisait le soleil pour sa robustesse, sa majesté et sa longévité, tandis que le gui était
associé à la lune pour la rondeur de ses touffes et de ses baies et pour sa croissance en plein ciel
sans contact avec le sol.
C'est pourquoi les druides considéraient le gui du chêne comme une plante sacrée et la...
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