Livre

Pages: 599 (149671 mots) Publié le: 12 janvier 2011
[pic]
Jules Verne

VINGT MILLE LIEUES
SOUS LES MERS

(1871)

[pic]
Table des matières

PREMIÈRE PARTIE 4

I UN ÉCUEIL FUYANT 5

II LE POUR ET LE CONTRE 14

III COMME IL PLAIRA À MONSIEUR 22

IV NED LAND 30

V À L’AVENTURE ! 40

VI À TOUTE VAPEUR 48

VII UNEBALEINE D’ESPÈCE INCONNUE 61

VIII MOBILIS IN MOBILE 72

IX LES COLÈRES DE NED LAND 83

X L’HOMME DES EAUX 93

XI LE NAUTILUS 105

XII TOUT PAR L’ÉLECTRICITÉ 115

XIII QUELQUES CHIFFRES 125

XIV LE FLEUVE-NOIR 134

XV UNE INVITATION PAR LETTRE 150

XVI PROMENADE EN PLAINE 162

XVII UNE FÔRET SOUS-MARINE 171

XVIII QUATRE MILLELIEUES SOUS LE PACIFIQUE 180

XIX VANIKORO 191

XX LE DÉTROIT DE TORRÈS 204

XXI QUELQUES JOURS À TERRE 216

XXII LA FOUDRE DU CAPITAINE NEMO 232

XXIII ÆGRI SOMNIA 249

XXIV LE ROYAUME DU CORAIL 261

DEUXIÈME PARTIE 273

I L’OCÉAN INDIEN 274

II UNE NOUVELLE PROPOSITION DU CAPITAINE NEMO 287

III UNE PERLE DE DIX MILLIONS 301IV LA MER ROUGE 317

V ARABIAN-TUNNEL 334

VI L’ARCHIPEL GREC 347

VII LA MÉDITERRANÉE EN QUARANTE-HUIT HEURES 363

VIII LA BAIE DE VIGO 375

IX UN CONTINENT DISPARU 389

X LES HOUILLÈRES SOUS-MARINES 403

XI LA MER DE SARGASSES 418

XII CACHALOTS ET BALEINES 430

XIII LA BANQUISE 446

XIV LE PÔLE SUD 462

XVACCIDENT OU INCIDENT ? 479

XVI FAUTE D’AIR 491

XVII DU CAP HORN À L’AMAZONE 505

XVIII LES POULPES 518

XIX LE GULF-STREAM 533

XX PAR 47°24’ DE LATITUDE ET DE 17°28’ DE LONGITUDE 547

XXI UNE HÉCATOMBE 558

XXII LES DERNIÈRES PAROLES DU CAPITAINE NEMO 571

XXIII CONCLUSION 581

À propos de cette édition électronique 583

PREMIÈRE PARTIEI

UN ÉCUEIL FUYANT

L’année 1866 fut marquée par un événement bizarre, un phénomène inexpliqué et inexplicable que personne n’a sans doute oublié. Sans parler des rumeurs qui agitaient les populations des ports et surexcitaient l’esprit public à l’intérieur des continents, les gens de mer furent particulièrement émus. Les négociants, armateurs, capitaines de navires, skippers et mastersde l’Europe et de l’Amérique, officiers des marines militaires de tous pays, et, après eux, les gouvernements des divers États des deux continents, se préoccupèrent de ce fait au plus haut point.

En effet, depuis quelque temps, plusieurs navires s’étaient rencontrés sur mer avec « une chose énorme » un objet long, fusiforme, parfois phosphorescent, infiniment plus vaste et plus rapidequ’une baleine.

Les faits relatifs à cette apparition, consignés aux divers livres de bord, s’accordaient assez exactement sur la structure de l’objet ou de l’être en question, la vitesse inouïe de ses mouvements, la puissance surprenante de sa locomotion, la vie particulière dont il semblait doué. Si c’était un cétacé, il surpassait en volume tous ceux que la science avait classés jusqu’alors.Ni Cuvier, ni Lacépède, ni M. Dumeril, ni M. de Quatrefages n’eussent admis l’existence d’un tel monstre, – à moins de l’avoir vu, ce qui s’appelle vu de leurs propres yeux de savants.

À prendre la moyenne des observations faites à diverses reprises, – en rejetant les évaluations timides qui assignaient à cet objet une longueur de deux cents pieds et en repoussant les opinions exagéréesqui le disaient large d’un mille et long de trois, – on pouvait affirmer, cependant, que cet être phénoménal dépassait de beaucoup toutes les dimensions admises jusqu’à ce jour par les ichtyologistes, – s’il existait toutefois.

Or, il existait, le fait en lui-même n’était plus niable, et, avec ce penchant qui pousse au merveilleux la cervelle humaine, on comprendra l’émotion produite...
Lire le document complet

Veuillez vous inscrire pour avoir accès au document.

Vous pouvez également trouver ces documents utiles

  • Livre
  • Le livre
  • Livre
  • livre
  • Le livre
  • Livre ses
  • Livre
  • Livre

Devenez membre d'Etudier

Inscrivez-vous
c'est gratuit !