Macroeconomie

1409 mots 6 pages
Cours Mario Dehove . INSTITUTIONS ET THÉORIE DE LA MONNAIE . Mai 2001
B ) La demande de monnaie
Les premières théories de la demande de monnaie ont mis l’accent sur le caractère transactionnel de la monnaie. La monnaie n’est pas détenue pour elle-même mais parce qu’elle est utile pour effectuer des transactions (théorie quantitative de la monnaie, Ecole de Cambridge). L’une des composantes essentielles de la
« révolution keynésienne » aura été de montrer que toute l’épargne n’est pas nécessairement placée sous une forme rémunérée et de faire émerger l’importance de la demande de monnaie. Les analyses postérieures qu’elle soit monétariste avec
Milton Friedman ou keynésienne avec Tobin mettent l’accent sur l’intégration de la monnaie comme demande d’encaisse, au comportement de diversification de la demande d’actifs financiers , composante d’une diversification du patrimoine.
1. Détention de monnaie dans une optique transactionnelle
Il faut attendre le XIXe siècle pour que la monnaie soit considérée comme un bien économique, faisant l’objet d’une offre et d’une demande en raison de son caractère intrinsèquement utile. Toute l’analyse classique (Ricardo, J-S Mill…) est articulée autour d’une demande de monnaie destinée aux paiements (demande de monnaie de transaction). Il n’y a pas de demande de détention de monnaie pour elle-même : la monnaie n’est détenue que parce qu’elle facilite les échanges. La monnaie dépensée est strictement égale aux marchandises qu’elle permet d’acheter. L’une des théories les plus complètes (et ayant eu le plus de portée) se fonde non sur la notion de demande de monnaie mais sur le concept de vitesse de circulation de la monnaie. Irvin Fisher est l’économiste le plus étroitement associé à ce point de vue découlant sur l’équation quantitative de la monnaie. Cette théorie quantitative de la monnaie (TQM) a été ensuite exprimée sous la forme d’une équation de demande : l’équation de Cambridge.
a. La théorie

en relation

  • Macroéconomie
    938 mots | 4 pages
  • Macroéconomie
    2342 mots | 10 pages
  • macroeconomie
    7051 mots | 29 pages
  • Macroeconomie
    2530 mots | 11 pages
  • Macroéconomie
    1389 mots | 6 pages
  • Macroéconomie
    5745 mots | 23 pages
  • macroéconomie
    1000 mots | 4 pages
  • Macroéconomie
    407 mots | 2 pages
  • Macroéconomie
    51281 mots | 206 pages
  • La macroéconomie
    15944 mots | 64 pages