Madame de sévigné

Pages: 9 (2197 mots) Publié le: 26 avril 2011
Marie de Rabutin-Chantal, baronne de Sévigné, dite la marquise de Sévigné, née le 5 février 1626 à Paris et morte le 17 avril 1696 à Grignan, est une épistolière française.
Déjà orpheline de père en 1627, alors qu'elle n'a qu'un an, son père, Celse-Bénigne de Rabutin (1596-1627), baron de Chantal, avait été tué lors du siège de La Rochelle (1627-1628), elle perd en 1633 sa mère, Marie deCoulanges, née en 1603. Sa grand-mère paternelle Jeanne de Chantal, fondatrice de l’ordre de la Visitation a été canonisée.
Marie de Rabutin-Chantal coule néanmoins une jeunesse choyée et heureuse, d’abord chez son grand-père, Philippe de Coulanges, puis, après sa mort en 1636, chez le fils aîné de celui-ci, Philippe de Coulanges. Un autre oncle, l'abbé Christophe de Coulanges, sera son ami paternel etl'administrateur de ses biens. Elle a pour cousin germain le chansonnier Philippe-Emmanuel Coulanges, époux de Marie-Angélique de Coulanges, également épistolière de renom.
Une solide éducation, guidée en partie par l'oncle Christophe, lui vaut une connaissance parfaite de l’italien, assez bonne du latin.
En 1644, elle épouse Henri, dit le marquis de Sévigné (1623-1651)1. Elle devient veuve àvingt-cinq ans en 1651, quand son époux est tué lors d’un duel contre Miossens, chevalier d’Albret pour les beaux yeux de Mme de Gondran, sa maîtresse.
Elle eut un fils Charles de Sévigné (12/3/1648 Château des Rochers-26/3/1713 Paris), baron de Sévigné, dit le marquis de Sévigné, marié à Jeanne Marguerite de Mauron mais sans postérité et une fille Françoise de Sévigné (10/10/1646-13/8/1705).Sommaire [masquer]
1 Œuvres
1.1 Le cadre intellectuel des Lettres de Madame de Sévigné
1.2 Le badinage religieux
2 Souvenirs de Mme de Sévigné
3 Bibliographie
4 Représentations cinématographiques
5 Liens externes
6 Notes et références
Œuvres[modifier]

La correspondance de Mme de Sévigné avec sa fille, Françoise-Marguerite de Sévigné, comtesse de Grignan, s’effectua à peu près pendanttrente ans au rythme de trois à quatre lettres par semaine. Les lettres de Mme de Sévigné firent d’abord l’objet d’une première édition clandestine en 1725, comprenant 28 lettres ou extraits de lettres. Cette première édition fut suivie de deux autres, en 1726. Pauline de Simiane, petite-fille de l’intéressée, décida alors de faire publier officiellement la correspondance de sa grand-mère. Elle confiece soin à un éditeur d’Aix-en-Provence, Denis-Marius Perrin. Celui-ci publie 614 lettres en 1734-1737, puis 1772 en 1754. Les lettres ont été remaniées et sélectionnées suivant les instructions de Mme de Simiane : toutes celles touchant de trop près à la famille, ou celles dont le niveau littéraire paraissait médiocre, furent supprimées. Les lettres restantes ont souvent fait l’objet deréécritures pour suivre le goût du jour.
La question de l’authenticité se pose donc de manière cruciale pour ces lettres. Sur les 1 120 connues, seuls 15% proviennent des autographes, lesquels ont été presque totalement détruits après usage. Néanmoins, en 1873, un lot de copies manuscrites, d’après les autographes, a été retrouvé chez un antiquaire. Il couvre environ la moitié des lettres adressées à Mme deGrignan. Elles sont publiées par Charles Capmas en 1876.

La seconde moitié du xvie siècle et la première moitié du xviie siècle marquèrent un bouleversement au sein de l’identité de la noblesse française. Privée d’une série de privilèges politiques et sociaux et subissant une crise financière, la noblesse a cherché une forme de défense en faisant valoir sa supériorité de lignage ; mais ellechercha aussi à garder son identité à l’égard de la cour et échapper ainsi aux griffes des projets absolutistes de Richelieu et de Mazarin. C’est de cette manière que les « bienséances » sont devenues des valeurs pour cette aristocratie en pleine crise d’identité : le badinage, le naturel (ou négligence) et le divertissement leur ont fourni avant tout une certaine forme de liberté.

Château des...
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