Mairne de rimbaud

576 mots 3 pages
Voici un début de commentaire sur le poème « Marine » de Rimbaud. Puis une sorte de conclusion pour résumer les grandes idées du commentaire.

I-Un monde bouleversé Il y a dans ce poème une superposition de deux spectacles, l'un qui représente des bateaux près d'une jetée et un autre des labours en campagne. Deux mondes qui ne se rencontrent que lors de grandes catastrophes. Les chars d'argent et de cuivre qui soulèvent les souches des ronces sont de simples charrues dont le soc est brillant mais dont les autres éléments sont parfois rouillés et prennent la couleur du cuivre. Les proues d'acier et d'argent représentent la charpente métallique et l'étrave du navire. La structure du premier quatrain est originale, les phrases sont désarticulées, les sujets sont séparés de leur verbe et de leur complément. Les trois vers suivants qui forme une sorte de quatrain on la même structure, un mélange d'images faits de courants marins, de sillons, de lande, d'ornières, de courant, de reflux ayant le même sujet "filent" et le même complément. Ce mouvement se termine ensuite dans un maelström des mots appartenant aux deux univers, les piliers de la jetée, les fûts des arbres, dans un tourbillon de lumière. La fusion de ces éléments pourrait s'apparenter à un cataclysme, les mots sont parfois excessifs, les mots chars, ornière, souche, ronces, les verbes, battre, soulever, heurter, renvoie à une terminologie de catastrophe ou à un monde bouleversé tant marin que terrestre.
II-Un signe d'espoir La destruction du monde, associée à une perte de sens a souvent été chez Rimbaud le préalable au renouveau poétique qu'il souhaite. Cette destruction du monde, ce déluge purificateur se traduit par un affrontement d'images dans une sorte de frénésie de mouvement d'éléments incontrôlés. Ce sont les courants, les sillons, qui filent dans la même direction vers l'Est, c'est à dire vers la partie terrestre, et cela d'une façon pour le moins étrange, circulaire. Mais ces courants qui filent

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