Manga

3822 mots 16 pages
Dans la société japonaise, le manga (bande dessinée) joue un rôle très important que soulignent sa production pléthorique, diffusée par de nombreuses revues hebdomadaires ou mensuelles spécialisées1, et l’intérêt des Japonais qui les lisent jusque dans le train. De plus en plus de librairies de manga ouvrent leurs portes et l’on trouve désormais des cafés-manga où les passionnés se rencontrent. Le genre du manga présente une extrême variété et, de fait, touche un public de tout âge, enfants comme adultes. À bien des égards, on pourrait dire que le manga est un passe-temps léger et simple pour les Japonais et les Japonaises, mais il est aussi devenu un symbole de la culture populaire dans la société et il représente remarquablement bien la mentalité japonaise d’après-guerre.
2 Sa première oeuvre,Tanuki no men (Masque du blaireau), a été publiée en 1935 dans une revue mensue (...)
3 Ce thème apparaît fréquemment dans le manga : par exemple Ryuichi YOKOYAMA (1909- ) le traite égale(...)
2Parmi beaucoup d’autres, nous parlerons de deux dessinatrices. L’une, Machiko HASEGAWA (1920-1992), a été la première à réaliser des manga au Japon2. Très tôt passionnée par l’univers de la bande dessinée, elle est devenue le disciple de Suïhô TAGAWA (1899-1989), l’un des auteurs les plus connus et les plus à la mode. Ce dernier a notamment rencontré le succès avec Norakuro, publiée de 1933 à 1935 dans la revue spécialisée Shônen Club (Club des garçons). L’œuvre de Hasegawa est très populaire et elle conserve, aujourd’hui encore, un lectorat de fervents amateurs. L’autre, Kyoko OKAZAKI (1963- ) appartient à la génération actuelle. Elle a séduit une partie de la critique, comme en témoigne par exemple le numéro spécial que lui a consacré la revue littéraire Bungei (Art littéraire, 2001). Toutes deux ont choisi de privilégier le thème de la famille japonaise3 et la comparaison de plusieurs de leurs ouvrages permet de prendre la mesure des mutations qui ont ébranlé l’institution

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