Marie Dyanie

1887 mots 8 pages
Ce roman de Marie NDiaye, publié en 2009 et gagnant du Prix Goncourt cette même année, nous présente un ensemble de personnages sincères et complexes. Cette œuvre fait le pont entre le Sénégal et la France et illustre les difficultés d’une fusion entre ces deux cultures. Par le billet des différentes relations entre les personnages, Marie NDiaye explore les concepts d’amitié, de loyauté, d’amour et d’appartenance. Le roman, en nous présentant trois femmes dites «puissantes» se trouvant en réalité dans des situations d’impuissance, vient questionner et peut-être même redéfinir la notion de puissance féminine.
La première partie de l’œuvre raconte l’histoire de Norah, une avocate française. Elle se rend chez son père au Sénégal, à la demande de ce dernier, afin d’aider son frère Sony à sortir de prison. Le livre commence avec Norah qui arrive chez son père. On comprend vite que celui-ci, jadis un homme d’affaire «sans beauté particulière mais brillant, astucieux, impitoyable et rapide et qui […] avait toujours vécu entouré de toute une petite société reconnaissante et soumise» (p.18) est maintenant un vieillard seul, misérable et sans élégance. On apprend que le père de Norah a quitté la France il y a trente ans, où il vivait avec la mère de Norah et leurs trois enfants, en emmenant son unique fils Sony sans la permission de sa femme. Cet événement traumatisa la famille entière, incluant Sony. Le garçon grandit seul, couvert de cadeaux et n’aboutit à rien comme jeune homme. À la grande surprise de Norah, Sony est maintenant accusé du meurtre de la plus récente femme de son père, avec qui il entretenait une passion amoureuse. Ceci s’avère être faux, c’est le père de Norah qui tua sa femme par jalousie et Sony protégea son père en avouant le crime. Jakob, l’amant de Norah, rejoint cette dernière au Sénégal pendant son séjour là-bas. On apprend que Norah s’occupe financièrement de lui et de leurs deux filles respectives, et qu’elle se sent souvent trahie par Jakob à

en relation

  • La guerre
    1390 mots | 6 pages