Marillion période fish

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est aujourd‟hui un nom de la scène progressive et rock en général. Rare d‟être un tant soit peu dans le milieu sans avoir entendu parler du groupe : trente ans de présence discographique, un succès qui a eu ses hauts et ses bas, mais une vraie fan-base. Curieusement, on parle peu de Marillion, même si une certaine actualité demeure et que leurs sorties sont suivies. L‟occasion d‟y remédier et de se plonger dans une petite cure de jouvence via un focus sur la première période du groupe (79-88), durant laquelle Fish est aux commandes, et qui, si elle parait bien courte au regard de ce qui s‟est passé ensuite, reste extrêmement intéressante artistiquement.

Rapport au progressif
Marillion n‟a pas échappé aux maniaques de l‟étiquetage musical. Vous entendrez souvent parler du groupe comme d‟un fer de lance du mouvement « néo-progressif ». Ce terme me dérange un peu, car il voudrait dire que Marillion a eu dans les années 80‟s le même type de démarche que Genesis/Yes/Pink Floyd/King Crimson et tous les potes. Force est de constater que ce n‟est pas vraiment le cas, ne serait-ce qu‟en terme de résultat : Jamais Marillion n‟aura le même impact sur le public et sur la scène musicale que les illustres groupes dont il est censé assurer la filiation. Le « néoprog » restera un genre marginal, statique, dominé par quelques grands noms (IQ, Pendragon…) qui dictent l‟immobilisme à une foule de suiveurs. D‟autres éléments fâchent Marillion et la conception originelle du progressif : - Pas d‟innovation technique ou instrumentale : le groupe restera bloqué dans les instruments classiques (basse/guitare/batterie/synthé), les sons de Mark Kelly (le préposé au bontempi) sont ceux jetés par Banks les années précédentes. - Pas d‟étalage technique : à leur début, les mecs sont assez médiocres (le premier batteur est même carrément indigne). Le premier live en vidéo montre un groupe de lycéens qui se démerde bien, mais ne va pas tenter la frime (ils sont par ailleurs très proches du

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