Mde Staël, de l'influence des passions

424 mots 2 pages
Texte 1 : Germaine de Staël, De l’influence des passions sur le bonheur de l’individu et des nations (1796)

Bilan de lecture : cet extrait, issu de l’introduction au traité de Mme de Staël, s’adresse à ses objecteurs désignés dans l’expression « on m’objectera» qui pensent que toutes les passions sont à l’origine des plus belles actions humaines (l. 1,2). Me de Staël, si elle concède que les passions sont des forces agissantes pour l’homme (l.4), précise que certaines passions sont bonnes et d’autres mauvaises. Elle incite donc à les maîtriser pour ne pas être malheureux (l.17, 18). Le mot « passions » au pluriel désigne chez Me de Staël la puissance destructrice de celles-ci. Les passions (de patior=souffrance) sont dangereuses et dévorent l’homme de l’intérieur et peuvent le rendre malheureux. En effet, elle montre, par l’exemple antique des gladiateurs, que même si ce spectacle galvanise une âme dure (l. 10 à14), les passions ainsi mobilisées ne peuvent apporter de bonheur pour l’individu (celui qui y assiste) ni pour la nation (les citoyens romains réunis devant ce spectacle).
Néanmoins, plutôt que de les détruire toutes, Me de Staël propose « un système de vie » où l’homme apprendra à dompter et à combattre les passions nuisibles à son bonheur. Cela demandera des sacrifices et des luttes intérieures (l.26 à 29) mais qui ne seront pas sans promesse de « quelques douceurs » pour un véritable accès au bonheur.

Elargissement sur l’œuvre : dans son ouvrage, Me de Staël examine l’effet funeste des passions sur le bonheur, leur pouvoir de destruction de l’autonomie et de l’identité de l’homme. Elle analyse successivement les passions aliénantes : l’amour de la gloire, l’ambition, la vanité, l’amour, le jeu, l’avarice, l’ivresse, l’envie et la vengeance et celles qui peuvent être bonnes mais qui lorsqu’elles perdent toute mesure (on retrouve là l’empire sur l’homme) engendrent une souffrance de dépendance : l’amitié, la tendresse filiale, paternelle et

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