Merleau ponty

2994 mots 12 pages
Quand l'homme voit quelque chose, il lui suffit d'un seul regard sur le visible pour qu'il puisse saisir ce visible «le rejoindre» ( premier mouvement) «l'atteindre» en d'autres termes que je puisse y parvenir de nouveau tout cela se faisant lors d'une inexplicable animation de mon corps. L'homme est donc doué d'une faculté, celle de capter le visible, sans que cela ne soit dérivé d'une fonction motrice nerveuse, en d'autres termes, il n'a pas besoin de réfléchir pour voir puis saisir le visible. Cette capacité est enfouie en lui, en ceci qu'elle fait partie du côté « sensible » de mon être, mon côté raisonnable n'est pas à la source de ce mouvement qui m'est propre, ce côté raisonnable ne doit jamais se dissocier du coté sensible. Ainsi, en ce sens, voir est passivité ou sommeil, en ceci qu'elle ne requiert pas de raisonnement conscient dans « la machine nerveuse ». Lorsque le mouvement est guidé en vue de la chose après un acte voyant, je bouge instinctivement sans que mon acte soit analysé par mon cerveau et que j'ai conscience de cette analyse. La pensée réflexive ne nous permet pas de rendre raison de l'expérience du monde d'où elle surgit. Lorsque la vision se fait geste, le partage de la vision et du visible, de l'apparence et de l'être devient impossible. On ne connaît le visible que par un acte qui le fait devenir geste.,
Ces gestes qui font que je suis « un corps mobile » font partis du monde, en ceci qu'ils sont visibles par d'autres corps mobiles, tout ceci constitue mon monde, l'ensemble de l'expérience des êtres sensible et des hommes. Il « en fait partie » car il n'est pas séparable de notre existence, de notre naissance au monde, de notre habitation du monde,. Ce monde ce n'est pas une chose ou un corps, mais il ne leur est pas séparable , comme ils ne sont pas séparables du monde. Mon corps mobile est loin d'être « sans monde » en ceci que mon corps n'y aurait aucune prise, il a ses racines dans le sol du monde dont il reçoit son sens. Ce monde

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