Mon rêve familier

1853 mots 8 pages
"Mon rêve familier", Verlaine.
Introduction : Dans les "poèmes saturniens" , le premier recueil de Verlaine, il y a des poèmes parnassiens et aussi , comme dans ce sonnet, des poèmes qui annoncent déjà le poète décadent et symboliste original, celui que nous aimons aujourd’hui encore. "Mon rêve familier" fait partie de ceux-ci, à cause de son atmosphère mystérieuse et envoûtante, musicale. Le choix même du sonnet renvoie au Parnasse, tandis que les écarts par rapport à la versification classique annoncent les recherches poétiques qui seront toujours celles du Verlaine symboliste, celui qui a écrit dans son "Art poétique" : "De la musique avant toute chose…". Quelle est l’originalité de Verlaine dans ce sonnet ? Pour l’approcher, nous pouvons cerner tout d’abord ce qui crée une atmosphère étrange puis récapituler les éléments qui forment une image de femme ambiguë et enfin remarquer la mélancolie, le soupir du cœur malade du Saturnien.
1- Une atmosphère étrange
a) Le titre est rassurant mais le v1 le dément : certes l’adverbe "souvent" explicite l’adjectif "familier" mais l’adjectif possessif est remplacé par un démonstratif "ce", qui introduit une distance, et surtout deux adjectifs nouveaux apparaissent "étrange" et "pénétrant" , dont les sonorités sont semblables . Trois adjectifs déjà pour qualifier le rêve de Verlaine : familier, étrange et "pénétrant" c’est-à-dire troublant, qui touche profondément. L’étrangeté est présente au plus profond du poète, et cela en permanence. Verlaine donne de l’importance à ce v1 : il casse le rythme de l’alexandrin classique, qui comporte quatre accents , et lui en donne cinq, tandis que le rythme se prolonge par un enjambement sur le v2, qui révèle le sujet du rêve, en rejet.
b) Le contenu du rêve comporte des incertitudes, quoique ce rêve se répète : d’où les questions du v9 et 10 et l’ antithèse, une impossibilité musicalement, "piano et forte " à la fois : un nom dont le son serait "doux et sonore" . Une similitude est

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