Montaigne

2116 mots 9 pages
Réunis trois jours durant autour du socratisme de Montaigne, des spécialistes venus de France, d'Italie, de Belgique ou du continent américain se sont confrontés à ce thème précis. Malgré l'absence imprévue des spécialistes de l'Antiquité, les journées ont été bien remplies et les échanges fructueux. Les interventions se sont assez peu portées sur les sources, mais vraiment sur le fonctionnement de la référence à Socrate dans les Essais, à l'exception de la conférence d'ouverture de M. Pierre Magnard, qui a permis de resituer le propos de Montaigne au sein d'une longue tradition socratique. Celui-ci a ouvert le colloque en distinguant entre deux traitements du socratisme : celui de la première renaissance, Ficin, Salutati, Manetti, qui voit en Socrate un héros et celui de la seconde Renaissance, celle de Montaigne, annoncé par Érasme et Rabelais, qui valorise en lui l'homme ordinaire. Avec Montaigne, le renversement est presque achevé puisque c'est lorsqu'il se reconnaît homme que le héros devient un dieu.

L'intervention de Bruno Pinchard, immédiatement après, a réaffirmé une différence fondamentale entre Montaigne et Rabelais : en opposant Montaigne à Rabelais, ce dernier puisant dans le légendaire et le mythique, tandis que Montaigne recueillerait les traces antiques le la culture occidentale, B. Pinchard donne une interprétation de la métaphysique de ces auteurs ; si Rabelais fonde son discours sur le corps et le grotesque, Montaigne lui, a renoncé à tout désir de fondement ; la forme même de l'essai, la marginalité de l'écriture témoignerait alors du caractère non métaphysique de la philosophie de Montaigne, contre Socrate - silène qui porte en son centre ses richesses.

Les autres interventions ont surtout porté sur les modalités de l'imitation de Socrate. On a ainsi pu conclure que cette imitation se faisait sur divers plans : écriture, rapport à la vie, moralité et connaissance.
En rappelant ce que Montaigne doit à la tradition italienne de la

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