mort d'héroines

Pages: 9 (2181 mots) Publié le: 3 janvier 2015
Objet d'étude : Le personnage de roman, du XVIIe siècle à nos jours.
Mort d'héroïnes romanesques

Texte A : Abbé Prévost, Manon Lescaut, (1731).
Texte B : Alexandre Dumas fils, La Dame aux camélias, (1848).
Texte C : Zola, Nana,(1880).
Texte D : Romain Gary ( Emile Ajar) La Vie devant soi, (1975).


Vous répondrez à la question suivante de manière entièrement rédigée :
Analysezet comparez la façon dont la mort est mise en scène dans les 4 textes. (Pour répondre à cette question, cherchez les points communs et les différences, dates, registres, points de vue, impression faite sur le lecteur, et tentez de montrer qu'il y a une évolution dans la mise en scène de la mort de l'héroïne). Citez des éléments du texte, et analysez-les.



Texte A : Manon Lescaut, AbbéPrévost (1731)
Après bien des aventures, Des Grieux, l’amant de Manon Lescaut, se retrouve dans le désert américain, où il a entraîné celle qui l’aimait, mais à bout de forces, Manon meurt dans ses bras.

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Mon âme ne suivit pas la sienne. Le Ciel ne me trouva point, sans doute, assez rigoureusement puni. Il a voulu que j’aie traîné,depuis, une vie languissante et misérable. Je renonce volontairement à la mener jamais heureuse.
Je demeurai plus de vingt-quatre heures la bouche attachée sur le visage et sur les mains de ma chère Manon. Mon dessein était d’y mourir ; mais je fis réflexion, au commencement du second jour, que son corps serait exposé, après mon trépas, à devenir la pâture des bêtes sauvages. Je formai larésolution de l’enterrer et d’attendre la mort sur sa fosse. J’étais déjà si proche de ma fin, par l’affaiblissement que le jeûne et la douleur m’avaient causé, que j’eus besoin de quantité d’efforts pour me tenir debout. Je fus obligé de recourir aux liqueurs que j’avais apportées. Elles me rendirent autant de force qu’il en fallait pour le triste office que j’allais exécuter. Il ne m’était pasdifficile d’ouvrir la terre, dans le lieu où je me trouvais. C’était une campagne couverte de sable. Je rompis mon épée, pour m’en servir à creuser, mais j’en tirai moins de secours que de mes mains. J’ouvris une large fosse. J’y plaçai l’idole de mon cœur, après avoir pris soin de l’envelopper de tous mes habits, pour empêcher le sable de la toucher. Je ne la mis dans cet état qu’après l’avoirembrassée mille fois, avec toute l’ardeur du plus parfait amour. Je m’assis encore près d’elle. Je la considérai longtemps. Je ne pouvais me résoudre à fermer la fosse. Enfin, mes forces recommençant à s’affaiblir, et craignant d’en manquer tout à fait avant la fin de mon entreprise, j’ensevelis pour toujours dans le sein de la terre ce qu’elle avait porté de plus parfait et de plus aimable. Je mecouchai ensuite sur la fosse, le visage tourné vers le sable, et fermant les yeux avec le dessin de ne les ouvrir jamais, j’invoquai le secours du Ciel et j’attendis la mort avec impatience. Ce qui vous paraîtra difficile à croire, c’est que, pendant tout l’exercice de ce lugubre ministère, il ne sortit point une larme de mes yeux ni un soupir de ma bouche. La consternation profonde où j’étais et ledessein déterminé de mourir avaient coupé le cours à toutes les expressions du désespoir et de la douleur. Aussi, ne demeurai-je pas longtemps dans la posture où j’étais sur la fosse, sans perdre le peu de connaissance et de sentiment qui me restait.

Texte B : Alexandre Dumas fils, La Dame aux camélias, (1848).
Julie Duprat est au chevet de Marguerite qui souffre de tuberculose, elle l’assistedans ses derniers instants, et se trouve chargée d’écrire à Armand Duval, l’ancien amant de Marguerite, car cette-dernière, entrée en agonie, n’est plus capable de le faire elle-même.

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19 février, minuit.

La triste journée que celle d’aujourd’hui, mon pauvre monsieur Armand ! Ce matin Marguerite étouffait, le...
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