Mr. and mrs. andrews – thomas gainsborough

402 mots 2 pages
La peinture anglaise est des plus méconnues. Au 18ème siècle, l’art était français et de l’autre côté de la Manche, l’école anglaise a bien eu du mal à résonner par delà ses frontières. Thomas Gainsborough est l’un des maitres britanniques qui a porté cette petite éclosion.

Gainsborough est fasciné par la nature ; le paysage est son genre de prédilection. Des biographes ont affirmé que s’il l’avait pu, il eut été peintre de paysage naturaliste. Seulement, pour gagner sa vie, il s’investit dans la réalisation de portrait, « choisissant la spécialité que tout le monde payera et encouragera », explique-t-il. L’artiste devient rapidement le portraitiste à la mode de la petite noblesse et de la bourgeoisie anglaise et, pour allier passion et nécessité, réalise avec ses tableaux la fusion des genres paysage et portrait.

Le tableau qui nous intéresse ici est le symbole de cette fusion. Il s’agit du portrait de Robert Andrews et de Frances Carter. Le tableau fut réalisé par Gainsborough peu de temps après leur mariage, en novembre 1748.

Le couple est placé devant un très gros chêne, dans un décor très anglais qui est celui de leur propriété agricole. A cette époque de l’histoire anglaise, l’agriculture connaissait un très grand essor et était synonyme d’abondance et de richesse pour les exploitants. Des détails, sur ce tableau, nous montrent que la ferme possédée par les Andrews se veut moderne : le blé est planté en sillons étroits, selon les théories alors très récentes et controversées de l’agronome Jethro Tull. En arrière plan, on peut apercevoir des moutons d’une nouvelle espèce, à l’alimentation moins difficile et donc plus rentables.

Robert Andrews se tient, détaché, la mine aussi élégante que pédante, appuyé contre le banc sur lequel est assise sa femme. Son fusil sous le bras et son chien de chasse à proximité, le bourgeois est comme pressé, semblant poser pour une photographie le temps d’une courte pause. Certains avancent que de l’espace a été

en relation

  • Peinture et musique au 18ème siècle
    564 mots | 3 pages
  • Maturité Fédérale Suisse
    41994 mots | 168 pages